Sous l’effet des pluies, le lac Dayet Erroumi renaît — les abords, eux, se dégradent

Dayet Erroumi, lac naturel près de Khemisset, est célèbre pour son cadre verdoyant et ses collines (Y.Mannan/Le360).

Le 03/01/2026 à 09h36

VidéoLes pluies abondantes qui ont récemment arrosé la province de Khémisset ont redonné vie aux eaux de Dayet Erroumi. Mais autour du lac, les abords demeurent à l’abandon, sans commodités ni aménagements à la hauteur de ce site naturel prisé des visiteurs.

Si les récentes précipitations ont permis de relever sensiblement le niveau des eaux de Dayet Erroumi, située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Khémisset, l’environnement immédiat de ce site naturel semble, en revanche, avoir été laissé pour compte par les autorités locales.

Aux abords du lac, l’absence apparente de dispositif de surveillance — qu’il s’agisse d’un gardiennage permanent ou d’une présence forestière — favorise l’accumulation de déchets ménagers, lesquels attirent des meutes de chiens errants ayant progressivement investi les lieux. Une situation qui suscite l’inquiétude et l’indignation des visiteurs.

Interrogés par Le360, plusieurs d’entre eux déplorent un état d’abandon incompatible avec la valeur paysagère et touristique du site. «Je suis choqué par l’état dans lequel se trouve ce lac. Je demande aux responsables d’intervenir pour protéger cet espace connu à travers le monde», confie Mohamed Balli, professeur universitaire. Celui-ci pointe notamment l’absence d’aménagements de base tels que des sanitaires, des cafés, des aires de jeux pour enfants ou encore des parkings organisés.

Dayet Erroumi, lac naturel emblématique de la région de Khémisset et situé à environ une heure de Rabat, est réputé pour son cadre verdoyant, ses collines environnantes et son potentiel de loisirs de plein air. Le site offre en effet des activités telles que la randonnée, le pique-nique, la pêche ou encore les sports nautiques (pédalo, canoë), ainsi qu’une offre d’hébergements touristiques, faisant de ce plan d’eau une destination privilégiée pour les amateurs d’escapades nature.

Autant d’atouts qui, selon les usagers, mériteraient une stratégie de valorisation et de protection à la hauteur de son importance écologique, paysagère et touristique.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 03/01/2026 à 09h36