Sidi Boughaba: la réserve naturelle prise d’assaut avec le retour des beaux jours

La réserve de Sidi Boughaba, à une dizaine de kilomètres au nord de Kénitra. (Y.Mannan/Le360)

Le 28/03/2026 à 19h07

VidéoPortée par une météo printanière favorable, la réserve de Sidi Boughaba, au nord de Kénitra, enregistre une affluence croissante de visiteurs. Entre biodiversité remarquable et activités de plein air, ce site classé Ramsar s’impose comme un pôle d’écotourisme prisé aux portes de Rabat.

Avec l’arrivée du printemps et des conditions climatiques particulièrement clémentes, la réserve naturelle de Sidi Boughaba, située à une dizaine de kilomètres au nord de Kénitra, connaît un afflux notable de visiteurs, venus profiter d’activités de plein air telles que les pique-niques en famille et les randonnées pédestres.

Ce week-end, de nombreuses familles, souvent accompagnées d’enfants, ont investi ce site niché au cœur d’un environnement végétal dense et préservé. Cet espace forestier d’envergure, classé zone humide d’importance internationale, constitue un écosystème côtier protégé, à proximité des agglomérations de Kénitra et Rabat. Son lac, alimenté par les récentes précipitations, offre un habitat favorable à une faune diversifiée, notamment plusieurs espèces d’oiseaux et des tortues d’eau douce.

Véritable sanctuaire écologique, la réserve de Sidi Boughaba bénéficie du label Ramsar et abrite plus de 200 espèces d’oiseaux migrateurs, un lac d’eau saumâtre ainsi qu’une forêt d’eucalyptus s’étendant sur près de 650 hectares. Ce site se distingue par sa richesse en biodiversité et constitue également un espace dédié à la recherche scientifique et à l’écotourisme.

Dans une logique d’amélioration de l’accueil du public, les gestionnaires du site ont engagé des aménagements visant à renforcer les infrastructures de base, notamment par l’installation de sanitaires et de dispositifs de collecte des déchets.

Sur place, plusieurs visiteurs interrogés saluent la qualité paysagère du site et son rôle en tant qu’espace de ressourcement, offrant une alternative appréciée à l’environnement urbain et aux contraintes du quotidien.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 28/03/2026 à 19h07