Sexe contre bonnes notes à l'Université de Settat: cinq personnes interrogées, la BNPJ s'en mêle

Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ). 
Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ).  . DR

Les scandales liés aux affaires «Sexe contre bonnes notes» refont surface. Cette fois-ci, c’est un professeur à la faculté de droit de l’Université Hassan Ier de Settat qui est impliqué. La Brigade nationale de la police judiciaire à Casablanca s’est saisie de l’affaire.

Le 16/09/2021 à 15h53

La faculté de droit de Settat est au cœur d’un scandale de sextorsion. L’affaire a éclaté au grand jour après la diffusion, à grande échelle, de discussions sexuelles sur l'application WhatsApp entre un professeur et ses étudiantes. Des vidéos portant atteinte à la pudeur et des messages érotiques envoyés par cet enseignant à deux de ses étudiantes ont inondé les réseaux sociaux.

Les services de sécurité de la ville de Bejaad ont auditionné deux étudiantes inscrites sur la liste de correspondance via WhatsApp. Elles ont confirmé avoir été en contact avec le professeur et avoir bénéficié de bonne notes en échange de relations sexuelles.

Mardi 14 septembre 2021, une commission d’inspection du ministère de l’Education et de l’Enseignement supérieur s’est déplacée à la faculté de droit de l’Université Hassan Ier de Settat pour auditionner à son tour trois professeurs qui se sont avérés être les médiateurs des étudiantes.

L'inspection générale a convoqué le professeur concerné, ainsi que deux autres personnes citées dans les conversations sexuelles. L’affaire a fait exploser de nombreux faits révélés par les commentaires des étudiants sur les réseaux sociaux, qui condamnent unanimement ces pratiques abusives à l'université. La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) s’est à son tour saisie de l’affaire. A suivre.

Par Majda Benthami
Le 16/09/2021 à 15h53