Scandale immobilier de Tamesna: la justice ordonne la démolition de 48 immeubles

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Revue de presseKiosque360. Les failles du complexe immobilier de Tamesna, qui était censé désengorger la ville de Rabat, viennent d'être révélées dans un rapport officiel. La démolition de 48 immeubles, construits au mépris des normes de sécurité, a été ordonnée.

Le 22/12/2015 à 23h38

"Un rapport judiciaire ordonne la démolition de 48 immeubles" construits à Tamesna, nouvelle ville "champignon" à la périphérie de Rabat, rapporte Al Ahdat Al Maghribia dans son numéro de ce mercredi 22 décembre. Et de rappeler que ces logements litigieux, construits au mépris des normes de sécurité, ont été édifiés en 2009 sur une superficie de 7 hectares, sans aucune autorisation.

750 familles devaient bénéficier de ces logements. Un rapport, exécuté récemment par le bureau d'expertise national dans le cadre d'une enquête judiciaire, a confirmé "l'absence des normes de qualité et de sécurité". Ce rapport, précise le journal, affirme que ces immeubles, promis à s'effondrer, pourraient causer une catastrophe humanitaire comparable à celles du complexe immobilier Al Manal, à Kénitra, et de Bourgogne, à Casablanca.

Ces 48 immeubles, précise le journal, ont été édifiés par deux sociétés étrangères, l'une française et l'autre malaisienne. C'est à l'initiative de la compagnie nationale immobilière Al Omran que l'expertise et l'enquête judiciaire ont conclu à la nécessité de démolir ces 48 immeubles qui "constituent un danger public". Le quotidien casablancais dénonce vivement ces "manquements et irrégularités" impardonnables dans un projet d'habitation dont "les hautes autorités du pays voulaient faire un modèle pour la promotion de l'habitat social à travers le pays."

Mais le complexe de Tamesna a révélé ses failles. "Heureusement que des instructions royales ont été données pour assainir la situation", souligne le journal. Le cas de Tamesna n'est d'ailleurs que la partie émergée de l'iceberg, de nombreuses cités urbanistiques ayant récemment été édifiées, à la périphérie de certaines villes, par des promoteurs sans respect des normes de sécurité et de qualité. Et ce sont les acquéreurs à faibles revenus qui en paient le prix. 

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 22/12/2015 à 23h38