Ramadan à Dakhla: affluence et abondance dans les marchés de la ville

أسواق الداخلة تزدهر خلال رمضان: وفرة المنتجات واللحوم والأسماك تجذب المواطنين

Un client choisit des fruits sur un étal du marché d’Al-Bayaa à Dakhla, l’un des principaux lieux d’approvisionnement de la ville durant le Ramadan. (S.Bouamoud/Le360)

Le 14/03/2026 à 15h00

VidéoÀ Dakhla, les marchés connaissent une activité particulièrement soutenue durant le mois de Ramadan. Étals abondamment garnis, prix globalement stables et forte demande en poisson frais rythment l’approvisionnement des habitants de la «Perle du Sud», venus préparer les repas du ftour. Seule exception notable: l’absence de la sardine, conséquence du repos biologique instauré pour permettre la reconstitution des stocks halieutiques.

En ce mois de Ramadan, le marché municipal temporaire et le marché d’Al-Bayaa, situé à proximité de la mosquée du même nom, dans la partie ouest de la ville, connaissent une forte affluence et une activité commerciale soutenue. Véritables pôles d’approvisionnement pour les habitants de Dakhla, ces espaces se distinguent par l’abondance de fruits, légumes, poissons, viandes et autres produits qui garnissent les étals.

À l’instar des autres marchés de la ville, ces lieux se caractérisent par la diversité et la richesse de l’offre alimentaire, permettant aux ménages de s’approvisionner en denrées variées pour préparer les repas du Ramadan. Ces dernières semaines ont d’ailleurs été marquées par une nette reprise de l’activité commerciale, aussi bien dans ces deux marchés que dans les autres points de vente ouverts tout au long de la semaine.

Les commerçants veillent à fournir des quantités suffisantes de produits de qualité afin de répondre aux exigences de leur clientèle. Les flux de visiteurs sont particulièrement denses du côté des poissonniers et des bouchers, mais aussi chez les vendeurs de dattes, d’épices, de pâtisseries et de produits salés.

Les poissonneries comptent parmi les espaces les plus fréquentés durant ce mois sacré. Les clients s’y pressent pour se procurer différentes variétés de poissons, produits incontournables des tables du Ramadan à Dakhla.

On note toutefois l’absence de la sardine, pourtant très prisée par les consommateurs, en raison d’un important déclin des stocks dans la pêcherie du Sud. Cette situation a conduit le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime à décréter une fermeture partielle de la zone pour une durée de six mois, afin de permettre la reconstitution des ressources halieutiques.

L’engouement pour les poissonneries s’explique notamment par la qualité de l’offre en poissons frais, fournis par les embarcations de pêche artisanale et les palangriers. Les étals proposent ainsi une grande variété d’espèces répondant aux préférences des consommateurs. Le maigre, également appelé courbine, figure parmi les poissons les plus prisés à Dakhla et, plus largement, dans l’ensemble des provinces du Sud.

À proximité des poissonneries, les commerces d’épices, de céréales et de légumineuses connaissent également une forte affluence, en particulier de la part des femmes. Ces dernières privilégient ces marchés pour s’approvisionner en ingrédients nécessaires à la préparation des plats traditionnels de la «Perle du Sud».

Plusieurs commerçants témoignent de la bonne disponibilité des produits de base, soulignant que l’approvisionnement du marché s’effectue de manière normale et régulière. Les prix restent globalement stables, à l’exception de quelques produits spécifiques. «Ici, au marché d’Al-Bayaa, les produits sont disponibles. Chez moi, par exemple, l’avocat est proposé à des prix allant de 13 à 35 dirhams», indique Hassan, vendeur de fruits, dans une déclaration pour Le360.

Du côté des viandes, les prix restent globalement comparables à ceux de l’année dernière. Celui de la viande de chameau connaît toutefois une relative stabilisation, tout en demeurant élevé, autour de 120 dirhams le kilogramme. «En raison des années de sécheresse successives dans les provinces du Sud et d’une demande toujours soutenue, les prix connaissent une légère hausse», explique un commerçant.

Si le Ramadan imprime son rythme particulier aux marchés de Dakhla, il révèle surtout la vitalité d’une ville qui conjugue traditions culinaires et richesse de l’offre. Entre la courbine fraîche issue de la pêche artisanale, les épices soigneusement dosées et les dattes disposées en pyramides dorées, la «Perle du Sud» confirme, année après année, que ses marchés dépassent le simple cadre des échanges commerciaux.

Par Souilme Bouaamoud
Le 14/03/2026 à 15h00