Rabat: deux ans de prison ferme pour le Palestinien ayant menacé des diplomates

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Revue de presseLa cour d’appel de Rabat a confirmé, jeudi dernier, la condamnation à deux ans de prison ferme d’un ressortissant palestinien. Ce dernier était poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds et menaces de mort à l’encontre de plusieurs chefs de missions diplomatiques au Maroc. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 16/01/2026 à 21h10

La cour d’appel de Rabat a confirmé, jeudi 15 janvier, le jugement en première instance condamnant à deux ans de prison ferme un ressortissant palestinien. Cet homme, né à Gaza en 1999, était poursuivi pour incitation à commettre des crimes, menaces de mort contre des diplomates et séjour illégal au Maroc.

Les investigations ont mis au jour des agissements d’une extrême gravité, rapporte Al Akhbar dans son édition du week-end (17 et 18 janvier).

L’intéressé, arrêté en août 2025 dans la zone rurale d’Amer à Salé, s’en est pris par téléphone aux ambassades des États-Unis et du Japon. Il a successivement exigé des sommes d’argent sous la menace explicite d’assassiner leurs ambassadeurs respectifs, affirmant qu’il les «terrasserait» en l’absence de versement.

Alertées par les plaintes déposées par ces deux représentations diplomatiques, les appareils policiers, en particulier la wilaya de sûreté de Rabat et la Brigade régionale de police judiciaire, ont mené une enquête rapide. Elle a conduit à l’interpellation en un temps record de l’individu, qui résidait illégalement dans le quartier d’Amer après l’expiration de son titre de séjour.

Placé en garde à vue puis déféré devant la justice, l’accusé a reconnu les faits matériels devant les enquêteurs et le parquet. Toutefois, il en a contesté la portée, niant le sérieux de ses menaces et toute intention réelle d’incitation au crime. Il a justifié ses actes par un appel désespéré à une aide financière, lié à sa situation irrégulière précaire au Maroc.

Malgré ces explications, le tribunal a retenu la criminalité de ses démarches, note Al Akhbar. La condamnation initiale de deux ans d’emprisonnement ferme, désormais entérinée par la cour d’appel, marque la clôture définitive de cette affaire.

Par Hassan Benadad
Le 16/01/2026 à 21h10