Les circonstances entourant le décès tragique d’un jeune homme, survenu le lundi 5 janvier au cours d’une séance de roqya charia(pratique de guérison spirituelle fondée sur des récitations coraniques) demeurent enveloppées d’un épais mystère. Sous l’égide du parquet, les enquêteurs de la Gendarmerie royale de Mohammedia poursuivent leurs investigations afin d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire.
«Dans l’attente des conclusions déterminantes de l’autopsie, les investigations visent à établir les causes exactes du décès et à évaluer l’éventualité de poursuites pénales», rapporte Assabah dans son édition du mercredi 7 janvier. À ce stade, les auditions ont déjà concerné les parties impliquées, dont le père du défunt et le guérisseur spirituel.
Selon les premières informations, le jeune homme, souffrant de crises d’épilepsie — traditionnellement interprétées comme un état de «possession démoniaque», aurait été conduit auprès du raqi de Beni Yakhlef après l’échec de multiples consultations médicales. Influencée par des conseils affirmant que sa pathologie relevait d’une emprise spirituelle que la médecine conventionnelle ne pouvait résoudre, la famille s’est tournée vers cette alternative traditionnelle.
Au cours de la séance, le guérisseur aurait récité des versets coraniques tout en maintenant le patient fermement immobilisé. C’est dans ces circonstances que l’état du jeune homme se serait brusquement détérioré, entraînant son décès.
Alertés, les gendarmes ont transféré le corps du défunt à la morgue pour autopsie. C’est cet examen médico-légal qui déterminera les causes exactes de la mort et la responsabilité criminelle ou accidentelle du praticien spirituel.








