La ville de Ksar El Kébir vit, ce mardi 10 février au matin, une nouvelle aggravation de la situation liée à la montée des eaux. Le niveau de l’eau a fortement augmenté, inondant de nouveaux quartiers et artères principales, au point de bloquer la quasi-totalité des accès à la ville, suite au débordement de l’oued Loukkos.
La configuration de la ville a radicalement changé par rapport aux jours précédents, après l’augmentation du débit de vidange du barrage, qui a dépassé les 794 mètres cubes par seconde. Cette décision a provoqué une élévation rapide du niveau des eaux, touchant notamment les quartiers d’Al Marina, Al-Andalous, la route de Larache, ainsi que l’entrée de la ville via la route d’Al Khadra.
Face à une montée des eaux atteignant plus de 2,5 mètres dans le nouveau quartier situé sur la route de Larache, les autorités locales déploient d’importants efforts pour sécuriser les ensembles résidentiels et protéger les biens des habitants. Plusieurs zones sinistrées ont été fermées, notamment dans les quartiers d’Azib Rifai, Al Rahma et Al Marina.
De larges portions de ruelles récemment aménagées et de voies principales ont été submergées, en particulier l’entrée est de la ville, au niveau du barrage de contrôle sur la route menant vers Arbaoua et Souk El Arbaa, qui constituait jusqu’alors le dernier accès encore praticable.
Depuis lundi 9 février, Ksar El Kébir connaît une nouvelle vague de mobilisation intensive des autorités locales pour remédier à la situation. Des ruelles ont été barricadées à l’aide de barrières métalliques, tandis que plusieurs passages menant à des quartiers entièrement inondés ont été fermés. D’importants moyens logistiques ont également été déployés pour le pompage des eaux pluviales. Les équipes sur le terrain s’emploient à déboucher les canalisations et les égouts obstrués par la boue et les déchets.
Dans un climat de grande attente quant à un retour à la normale, alors que la ville connaît un calme inhabituel, les opérations d’évacuation se poursuivent. Plusieurs familles et habitants de douars situés à proximité du lit de l’oued Loukkos ont été transférés vers des camps d’accueil à Larache. Parallèlement, la commission de veille tient des réunions régulières à la préfecture de Larache ainsi qu’à Ksar El Kébir, afin d’anticiper les différents scénarios et d’élaborer une feuille de route pour le retour des populations, sous réserve d’une amélioration des conditions météorologiques dans la région.







