Kénitra: impliqués dans un trafic de drogue, sept militaires écopent de deux à trois ans de prison ferme

   

Opération de surveillance du littoral par une frégate de la Gendarmerie royale. . DR

Revue de presseSept militaires chargés de surveiller le littoral de Kénitra et poursuivis pour des faits de corruption et de complicité avec un réseau de trafic de drogue, viennent d’être condamnés à des peines de prison ferme et au versement d’une amende. Une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 21/10/2026 à 18h55

La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Rabat, chargée des crimes financiers, a rendu son verdict tard dans la nuit de lundi au mardi 20 octobre, dans une affaire impliquant sept militaires chargés de surveiller le littoral de Kénitra et poursuivis pour des faits de corruption et de complicité avec un réseau de trafic de drogue.

D’après des sources informées, interrogées par le quotidien Al Akhbar qui rapportent les témoignages dans son édition de ce jeudi 22 octobre, «les militaires mis en cause ont été condamnés à 17 ans de prison ferme et au versement d’une amende de 70.000 dirhams».

Selon les sources du quotidien, «six militaires ont été condamnés à une peine de 30 mois de prison ferme et à une amende de 10.000 dirhams chacun. Le septième militaire, quant à lui, s’est vu infliger une peine de deux ans de prison ferme et une amende de 10.000 dirhams».

Cette affaire, rappelle Al Akhbar, remonte au mois de janvier 2024, lorsque des informations ont fait état d’une complicité de militaires qui étaient affectés à la surveillance des côtes près de Kénitra, avec les membres d’un réseau de trafic de drogue qui opérait depuis le littoral de cette région.

Selon les conclusions de l’enquête menée par une équipe désignée par l’état-major général de la Gendarmerie royale, «l’investigation, dont une expertise effectuée sur les téléphones [des militaires suspectés] a conduit à l’arrestation de huit militaires, qui ont été déférés devant le procureur général près la Cour d’appel de Rabat». Le quotidien ajoute que «l’affaire a été confiée à une juge d’instruction près cette même juridiction qui, après instruction du dossier, a décidé de relâcher un militaire et en a poursuivi sept autres pour corruption et complicité avec un réseau de trafic de drogue».

Cette affaire, conclut le quotidien, questionne sur des problématiques sécuritaires qui ont trait à la surveillance du littoral entre Kénitra, Moulay Bousselham et Larache, où plusieurs réseaux de trafic de drogue ont d’ores et déjà été neutralisés.

Par La Rédaction
Le 21/10/2026 à 18h55