Inondations de Safi: le ministre de l’Intérieur détaille un plan d’urgence

Inondations à Safi.. DR

Revue de presseAu lendemain des inondations dévastatrices de la mi-décembre 2025 qui avaient touché Safi, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a dévoilé un ensemble de mesures urgentes et structurelles. Articulé autour d’un volet social conséquent et d’une ambitieuse refonte des infrastructures hydrauliques, ce plan vise à la fois à soulager les populations sinistrées et à prémunir durablement la ville contre d’autres crues. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 16/02/2026 à 18h18

En réponse à une question posée par un député de la Chambre des représentants, Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a présenté les grandes lignes d’un dispositif d’urgence qui atténuera les conséquences des inondations dans la ville de Safi, afin d’en prévenir toute récurrence. Ses annonces «couvrent un large spectre, allant de l’aide immédiate aux victimes à la refonte des infrastructures critiques», écrit Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 17 février.

Sur le plan social, le ministre a annoncé une aide directe de 40.000 dirhams pour chaque foyer dont l’habitat a été endommagé, relaie le quotidien, selon lequel «une enveloppe spécifique sera allouée à 53 marchands ambulants affectés, couplée à un projet de structuration visant à les installer durablement dans un espace aménagé et approprié». Des aides supplémentaires, a-t-on pu lire, sont prévues «à destination des commerçants et professionnel», et seront «débloquées dès l’achèvement des travaux de réhabilitation».

Le volet consacré aux infrastructures prévoit, selon le ministre, «un programme de réfection des routes et des réseaux endommagés, incluant la restauration des monuments historiques de la ville», ce qui permettra de préserver «le patrimoine culturel de Safi». Au centre de ce dispositif structurel, Abdelouafi Laftit a annoncé la constitution d’une commission technique pluridisciplinaire. dont les membres seront composés de personnes désignées parmi ceux de l’Agence du bassin hydraulique de l’Oum Er-Rabii, du bureau d’études NOVEC ainsi que divers autres intervenants.

Les membres de cette instance seront chargés «de mener une étude approfondie», explique Al Ahdath Al Maghribia, laquelle devra «déterminer avec précision les causes des débordements de l’oued Chaaba, afin d’élaborer et de mettre en œuvre un système intégré de protection pour la ville, tant dans les zones amont qu’aval». Parmi les mesures immédiatement mises en œuvre, le ministre de l’Intérieur a également souligné «l’intensification des opérations de nettoyage des récifs et des vallées», ainsi que «le renforcement des berges du cours d’eau, sur son linéaire jusqu’à son embouchure», afin de «canaliser l’écoulement» et d’«éviter que des eaux [de crues] ne sortent de leur lit».

À propos des causes de cette catastrophe, Abdelouafi Laftit a insisté sur le caractère «exceptionnel» et «inédit» des précipitations, indique Al Ahdath Al Maghribia, selon lequel «ces pluies diluviennes ont provoqué une crue soudaine d’une rare violence, entraînant une montée rapide des eaux qui a rapidement saturé, puis dépassé, la capacité des infrastructures de drainage et d’absorption, en particulier dans les zones basses et à proximité des cours d’eau». Le tracé de l’oued Chaaba s’étend de la retenue du barrage Sidi Abderrahmane jusqu’à l’océan, en traversant notamment la médina, une configuration géographique qui explique, selon le quotidien, «la vulnérabilité particulière des zones urbaines riveraines, lors d’épisodes pluviométriques intenses».

Par Hassan Benadad
Le 16/02/2026 à 18h18