Casablanca: un nouveau règlement pour uniformiser l’esthétique de la ville

Revue de presseLes élus de la commune de Casablanca instaurent de nouvelles règles strictes définissant l’apparence des façades, des commerces et des espaces visibles depuis les voies publiques. Une meilleure harmonisation des coloris, des obligations d’entretien et des sanctions en cas de non-conformité: ce sont les ambitions de ces décisions, dans le but de moderniser la perception de la ville. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 18/03/2026 à 20h38

Dans les tous prochains jours, les élus de la commune de Casablanca vont adopter une nouvelle réglementation afin d’«harmoniser l’esthétique urbaine de la ville, dans une démarche qui traduit une volonté de redéfinir son identité visuelle», écrit Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 19 mars. Ce projet prévoit notamment l’obligation pour les propriétaires d’immeubles, de bâtiments et de locaux commerciaux, de procéder au nettoyage et à la réfection de leurs façades, en respectant une palette de couleurs définies. Uniques teintes autorisées: du blanc, du gris clair ou du brun clair pour les portes et fenêtres. L’usage de l’aluminium devrait, quant à lui, conserver un coloris argenté.

Le texte réglementaire introduit par ailleurs un dispositif contraignant: les services communaux seront «habilités à adresser des notifications officielles aux propriétaires, leur accordant un délai d’un mois pour se conformer aux exigences. En cas de non-respect, un second avertissement de quinze jours sera émis», indique le quotidien. Dans leur projet, les élus de la commune urbaine imposent également «un rafraîchissement obligatoire des façades tous les cinq ans, avec la possibilité d’intervenir avant ce délai si l’état du bâtiment se dégrade ou s’écarte des normes établies», écrit le quotidien.

Les propriétaires de terrains nus seront eux aussi concernés, avec l’obligation de clôturer leurs parcelles, et d’en entretenir les murs. «Par ailleurs, toute installation ou dépôt d’objets sur les façades sera interdit, qu’il s’agisse de climatiseurs, d’antennes ou d’autres équipements visibles depuis l’espace public. Les fenêtres et balcons devront également rester dégagés, une mesure qui vise autant la sécurité que la préservation de l’harmonie visuelle», signale Al Ahdath Al Maghribia, précisant que «dans cette logique de contrôle renforcé, les agents communaux seront chargés de veiller à l’application de ces dispositions et de dresser des procès-verbaux en cas d’infraction. Si les propriétaires persistent à ne pas se conformer aux règles, la commune pourra se substituer à eux pour réaliser les travaux nécessaires, les coûts étant ensuite récupérés selon les procédures de recouvrement des créances publiques».

Selon le quotidien, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation urbaine, avec cette ambition: accroître l’attractivité de Casablanca et améliorer la qualité de ses espaces publics. La ville se caractérise en effet par «une dynamique soutenue, marquée par d’importants projets d’aménagement et de modernisation, qui accentuent la nécessité d’un cadre urbain cohérent et soigné», a-t-on pu lire dans le quotidien.

Le projet de la commune fait déjà débat. Ses modalités de contrôle, les conditions de sa mise en œuvre sur le terrain, ainsi que l’accompagnement des habitants et des professionnels, notamment dans les branches d’activité de la peinture et de l’immobilier, sont d’ores et déjà discutés. Pour Al Ahdath Al Maghribia, «l’enjeu sera de concilier exigences réglementaires et réalités sociales, dans une ville où les disparités urbaines restent marquées». Une fois adopté par les élus communaux, ce nouveau cadre réglementaire remplacera celui en vigueur depuis 2014, «une étape supplémentaire dans la volonté des autorités locales d’unifier le paysage architectural et de valoriser», écrit le quotidien, Casablanca étant «la capitale économique du Maroc».

Par La Rédaction
Le 18/03/2026 à 20h38