Au cœur de la préfecture de police de Casablanca, le Poste central de commandement et de coordination (PCCC) s’impose comme le véritable cerveau de la gestion du trafic dans la capitale économique. Durant le mois de Ramadan, marqué par des pics de circulation intenses, ce centre névralgique redouble de vigilance afin de garantir la fluidité du trafic et la sécurité routière.
Le360 a visité cette structure stratégique pour observer comment les autorités parviennent à surveiller et réguler, en temps réel, la circulation sur l’ensemble du réseau routier de la métropole durant le mois sacré.
Le PCCC repose sur un dispositif technologique avancé. Un réseau dense de caméras de surveillance haute définition couvre les principaux axes routiers de la ville, permettant une observation permanente des flux de circulation.
Dans une vaste salle de contrôle dominée par un mur géant d’écrans, les opérateurs analysent en continu les images retransmises depuis les différents carrefours et artères stratégiques de Casablanca. La moindre anomalie ou signe de saturation peut ainsi être détecté en instantané, ce qui permet d’anticiper les perturbations et d’intervenir rapidement.
Le mois de Ramadan constitue un défi particulier pour les équipes du PCCC. Les habitudes de déplacement des Casablancais évoluent sensiblement, avec des flux de circulation qui se concentrent dans les heures précédant la rupture du jeûne.
Pour faire face à cette pression montante sur le réseau routier, un dispositif spécifique a été mis en place, garantissant un balayage permanent des axes stratégiques.
Dès les premières heures de la journée
Dès qu’un point de congestion est détecté, les équipes peuvent redéployer rapidement les unités de terrain, notamment les motards et les agents de circulation, vers les carrefours les plus chargés pour fluidifier la circulation.
Selon Abdelhakim Ilsika, responsable du centre, la surveillance de la circulation commence dès les premières heures de la journée et s’adapte aux horaires spécifiques du mois de Ramadan.
Il explique, dans une déclaration pour Le360, que les équipes accordent une attention particulière aux heures d’entrée et de sortie des fonctionnaires, notamment durant cette période où les horaires administratifs sont compris entre 9 heures du matin et 15 heures. Ces plages horaires génèrent une forte pression sur les principaux axes routiers de Casablanca.
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La surveillance ne se limite pas aux jours ouvrables, précise-t-il, notant que les équipes restent également mobilisées durant le week-end afin de suivre l’évolution de la circulation mais aussi d’observer certains phénomènes sociaux, comme les situations de mendicité ou de sans-abrisme, tout en contribuant à la lutte contre différentes formes de criminalité.
Le responsable souligne que le nombre important de caméras installées dans la ville constitue un atout majeur pour le dispositif de surveillance. Ces équipements offrent une vision globale et instantanée de l’état du trafic sur les différents axes routiers de Casablanca.






