L’influenceur algérien Raouf Belkacemi a été condamné à trois mois de prison ferme assortis d’une amende de 500 dirhams, à la suite de l’affaire qui avait suscité une vive polémique en marge de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Le verdict a été rendu lundi par le tribunal de première instance de Rabat. Le mis en cause demeure en détention à la prison locale d’El Arjate, située à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale et dispose encore de la possibilité de faire appel de cette décision.
Les faits remontent à la rencontre opposant l’Algérie à la République démocratique du Congo, disputée au stade Prince Moulay El Hassan, dans le cadre des huitièmes de finale de la CAN 2025. Raouf Belkacemi s’était filmé en train d’uriner dans les gradins du stade, avant de diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux. Les images, rapidement relayées et largement commentées, avaient provoqué une indignation immédiate, tant en raison du caractère indécent du geste que du lieu dans lequel il avait été commis.
À la suite de la diffusion de la vidéo, les services de police avaient procédé à l’arrestation de l’influenceur, qui avait été placé en garde à vue puis présenté devant la justice. Les poursuites avaient notamment porté sur des faits qualifiés d’atteinte aux bonnes mœurs et à l’ordre public.
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Raouf Belkacemi a récemment reçu la visite du consul général d’Algérie au Maroc, Abdelhamid Abdaoui, dans le cadre du suivi consulaire habituel accordé aux ressortissants détenus à l’étranger. Aucune information n’a été communiquée sur une éventuelle procédure d’appel à ce stade, bien que cette possibilité demeure ouverte.
Au-delà de la sanction judiciaire, cette affaire illustre les limites de certains comportements individuels lorsqu’ils se heurtent au cadre légal et aux règles de vie collective. Elle rappelle que les stades, au-delà de leur dimension festive et émotionnelle, restent des espaces publics soumis à des normes précises et que la quête de notoriété sur les plateformes numériques ne saurait justifier des actes portant atteinte à la dignité des lieux et au respect du public.








