Arrestations, dans différentes villes, de six fugitifs recherchés par Interpol

Un homme menotté. (Photo d'illustration)

Revue de presseEn un mois, les services de la DGSN ont arrêté plusieurs individus en fuite, recherchés par la justice de leur pays respectif et ayant fait l’objet d’une notice d’Interpol. Menées dans une coordination exemplaire, ces opérations illustrent l’engagement ferme du Royaume dans la coopération sécuritaire mondiale et la traque des auteurs de crimes transfrontaliers. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Ahdath Al Maghribia.

Le 15/03/2026 à 18h15

Conformément à l’opérationnalisation d’une stratégie sécuritaire témoignant de son engagement envers des pays tiers, les services de la DGSN ont mené, en l’espace de quelques semaines, une série d’interpellations d’envergure. Plusieurs ressortissants étrangers, faisant l’objet de notices rouges diffusées par Interpol, ont été appréhendés alors qu’ils tentaient de se soustraire à la justice de leur pays, en tentant de s’établir sur le territoire marocain, ou en l’utilisant comme zone de transit.

Cette action de la DGSN s’inscrit dans une dynamique proactive de l’ensemble des services de sécurité marocains, en coopération avec différents mécanismes de coopération policière internationale, «en particulier dans le repérage et l’arrestation des individus recherchés pour des affaires criminelles transnationales», relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 16 mars. La plus récente de ces interpellations remonte au mardi 10 mars, lorsque les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), en coordination avec les services de la préfecture de police de Marrakech, ont arrêté un Indonésien âgé de 63 ans, faisait l’objet d’un «mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires de son pays pour des infractions financières graves commises sur les marchés de capitaux étrangers», indique le quotidien.

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mars, à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, la police a interpellé un Tunisien de 27 ans, activement recherché par les autorités judiciaires de son pays pour «sa présumée appartenance à un réseau criminel spécialisé dans le vol et la falsification de véhicules», écrit le quotidien.

Le vendredi 6 mars dernier, dans le même aéroport, un ressortissant français avait été arrêté, alors qu’il se trouvait sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour des soupçons de trafic de stupéfiants et de psychotropes. Le même jour, les éléments de la police judiciaire d’Agadir ont procédé à l’arrestation d’un Sénégalais de 41 ans, recherché par la justice de son pays pour son implication présumée dans une affaire d’assassinat avec préméditation.

Le 23 février, c’est à Martil que les services de sûreté ont interpellé un Néerlandais de 54 ans, soupçonné d’être le cerveau d’une vaste affaire d’escroquerie et de blanchiment d’argent, portant sur un préjudice de 5,8 millions d’euros au détriment de 135 investisseurs. Enfin, à Salé, les services de police ont arrêté un Turc en séjour irrégulier au Maroc, qui faisait lui aussi l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires turques pour des soupçons de trafic de drogue, écrit Al Ahdath Al Maghribia.

Conformément aux directives du parquet, l’ensemble des individus appréhendés ont été placés en détention, et astreints aux procédures d’extradition définies par le droit international. Parallèlement, le Bureau central national d’Interpol à Rabat a été chargé d’informer ses homologues des pays concernés de l’arrestation des ces personnes qui avaient fait l’objet d’une notice rouge.

Par Hassan Benadad
Le 15/03/2026 à 18h15