Agadir: l’isolement des habitants du quartier Al Qods interpelle Aziz Akhannouch, président du conseil communal

Les habitants du quartier Al Qods à Agadir sont en colère face à un isolement qui dure. (M.Oubarka/Le360)

Le 18/01/2026 à 17h18

VidéoIsolés et privés d’infrastructures de base, les habitants de la zone des immeubles du quartier Al Qods à Agadir dénoncent l’occupation illégale du domaine public par un élu communal. Ils interpellent directement le président du conseil communal, Aziz Akhannouch, et réclament une intervention urgente pour lever l’isolement de leur quartier et mettre fin à ce qu’ils qualifient d’abus d’influence.

Un sentiment d’abandon et d’injustice gagne les habitants de la zone des immeubles du quartier Al Qods, à Agadir. Ces derniers dénoncent une situation d’isolement qu’ils imputent à l’occupation du domaine public par un conseiller communal, et tiennent pour responsable le président du conseil communal, Aziz Akhannouch, qu’ils appellent à intervenir pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de blocage durable de leur quartier.

Selon Hamid Janati, représentant des habitants de la zone des immeubles à Al Qods, la population locale s’indigne de l’exclusion de leur secteur des opérations d’aménagement prévues dans le plan de masse de 2004. Les résidents réclament une intervention urgente pour libérer le domaine public situé devant les immeubles, aménager la zone, lever l’isolement et réparer ce qu’ils considèrent comme une injustice subie depuis des années.

Dans une déclaration pour Le360, Hamid Janati affirme qu’un conseiller communal de la ville d’Agadir s’est approprié de manière illégale un domaine public appartenant aux habitants, situé en bordure de la voie express urbaine. Cette situation a privé le quartier d’infrastructures essentielles, notamment les routes, les réseaux d’évacuation des eaux pluviales, l’éclairage public et les aires de stationnement, en particulier le parking des immeubles.

Le représentant des habitants souligne que la souffrance des résidents s’aggrave à chaque épisode pluvieux. La zone se transforme alors en véritables mares d’eau, représentant un danger pour les usagers de la route et pour les enfants, sans compter l’encombrement et les embouteillages provoqués par ces dysfonctionnements. Il en appelle directement à Aziz Akhannouch pour mettre fin à ce qu’il qualifie de «farce de l’empiètement sur le domaine public» et d’«abus d’influence».

De son côté, Habiba Talbi, résidente du quartier, indique que les habitants ont déposé de nombreuses plaintes auprès de différentes instances compétentes, sans résultat tangible jusqu’à présent. Elle décrit une situation «dangereuse» et exhorte l’ensemble des intervenants, en particulier la commune d’Agadir, à libérer le domaine public afin de garantir des conditions de vie décentes aux dizaines de familles installées dans la zone depuis de longues années.

Notre interlocutrice insiste sur le fait que cette occupation a privé le quartier de ses droits à l’aménagement et des programmes de développement dont ont bénéficié d’autres secteurs de la ville. Elle s’interroge ouvertement: «Qui protège les occupants du domaine public? Qui les soutient? Et qui leur a donné le pouvoir de perpétuer cette situation illégale?»

Contactés par Le360 afin de connaître la position du conseil communal d’Agadir sur ces «dépassements» et les mesures envisagées, les vice-présidents de la commune sont restés injoignables. Leurs téléphones ont sonné dans le vide, alimentant davantage le flou entourant ce dossier et soulevant de nombreuses interrogations sur la gestion de ce dossier sensible.

Par M'hand Oubarka
Le 18/01/2026 à 17h18