Affaire du «Malien»: le parquet dément les rumeurs incluant les noms de personnalités et d’institutions nationales et ouvre une enquête, confiée à la BNPJ

Saïd Naciri et Abdenbi Bioui, deux parmi les accusés dans l'affaire dite du Malien.

Le Procureur du roi près la Cour d’appel de Casablanca a annoncé avoir ordonné l’ouverture d’une enquête, confiée à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), suite à la diffusion de fausses informations incluant les noms de personnalités et d’institutions nationales dans l’affaire dite du «Malien», liée au trafic international de drogue, et dans laquelle 25 personnes ont été déférées devant le Parquet.

Le 09/01/2024 à 19h53

Dans un communiqué, le Procureur du roi près la Cour d’appel de Casablanca affirme que l’ouverture de cette enquête est intervenue après que le Parquet a pris connaissance de contenus diffusés sur certains réseaux sociaux imputant des accusations à des personnalités et à des institutions nationales, avançant leur implication dans une affaire liée au trafic international de drogue. Une affaire dans le cadre de laquelle vingt-cinq personnes ont été déférées devant le parquet, dont certains sont des parlementaires, en charge de la gestion de collectivités territoriales ou encore des fonctionnaires chargés de l’application de la loi.

Le communiqué ajoute que, conformément aux dispositions constitutionnelles relatives au droit d’accès à l’information, le Procureur du roi près la Cour d’appel de Casablanca a déjà publié un communiqué, en date du 24 décembre 2023, dans lequel il a partagé les conclusions préliminaires des investigations menées sous le contrôle du parquet. Ce communiqué a également indiqué le nombre de personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire, et qui font actuellement l’objet d’une enquête approfondie auprès du juge d’instruction, sur la base de la requête que lui a présentée le parquet concernant les agissements imputés à chacun d’entre eux.

Le Procureur général du roi souligne que les informations relayées par certains articles et sites électroniques, concernant l’implication de personnalités et d’institutions nationales dans cette affaire, sont de «pures allégations et informations erronées qui engagent la responsabilité juridique leurs auteurs au regard des assertions et allégations qu’elles contiennent en attribuant des accusations non fondées aux personnes et institutions précitées, outre les diffamations et l’atteinte à leur réputation.»

Le communiqué indique que le ministère public a ordonné l’ouverture d’une enquête sur la diffusion de ces informations erronées, laquelle enquête a été confiée aux services de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), et ce dans l’objectif d’identifier les personnes impliquées dans leur fabrication et leur diffusion, quel que soit le moyen utilisé à cet effet. Une fois l’enquête achevée, les effets juridiques appropriés seront établis à la lumière de ses résultats.

Par Ayoub Khattabi
Le 09/01/2024 à 19h53