Les côtes de Tanger ont été frappées, dans la matinée du 25 janvier 2026, par une forte agitation maritime, marquée par une hausse spectaculaire du niveau des vagues aussi bien sur le littoral atlantique que méditerranéen. Ce phénomène intervient dans un contexte de vents violents et de précipitations abondantes qui touchent la région.
Sur la façade atlantique, plusieurs zones ont été affectées par ce que des observateurs ont qualifié de scènes de «mini tsunami». Les secteurs d’Achakar et Jbila ont été particulièrement touchés, avec une avancée notable des eaux jusqu’aux abords de l’aéroport international Ibn Battouta, au sud, au niveau de la plage Sidi Kacem.
Des phénomènes similaires ont été constatés sur d’autres plages, notamment Ba Kacem, où la montée des eaux a été observée dès les premières heures de la soirée du samedi 24 janvier, traduisant l’intensité et la rapidité de la dégradation des conditions météorologiques.
Les vents soufflant sur la zone atlantique, entre la plage de Tahaddart et celle de Malabata, ont dépassé les 65 km/h, provoquant la formation de vagues puissantes atteignant jusqu’à cinq mètres et demi de hauteur sur certaines plages. Une situation comparable a été relevée sur la côte méditerranéenne, de la plage Merkala jusqu’à la zone de Malabata.
Ces conditions météorologiques instables ont fortement perturbé la navigation maritime, la rendant particulièrement difficile et dangereuse sur l’ensemble du littoral tangérois.
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L’agitation maritime a eu un impact direct sur l’activité des navires commerciaux transitant par le détroit de Gibraltar. Plusieurs bateaux de grande taille ont rencontré d’importantes difficultés à franchir des vagues dont la hauteur a parfois dépassé les six mètres.
Forte agitation maritime à Tanger. (S.Kadry/Le360)
La pêche artisanale a également été affectée par ces conditions extrêmes. Les embarcations traditionnelles sont restées à quai au port de Tanger Ville, une situation qui concerne également d’autres ports du nord du Royaume, notamment ceux de Larache et d’Asilah, confrontés au même épisode de forte perturbation marine.







