Huit combattants de retour de Somalie ont comparu dans le box des accusés à la Chambre criminelle chargée des affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Rabat.
C’est leur première audience publique, après leur implication dans des affaires criminelles et terroristes, en plus de leurs connexions avec des organisations extrémistes à l’étranger, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 4 et 5 avril.
Cette première audience, tenue après l’achèvement de l’instruction approfondie de l’affaire, a été consacrée aux avocats de la défense afin de consulter le dossier et les chefs d’accusation retenus contre les mis en cause.
Il s’agit notamment de «constitution d’une bande criminelle pour planifier des opérations terroristes dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public par la terreur et la violence, l’incitation d’autrui à commettre des actes terroristes et l’apologie et la promotion d’organisation terroriste».
Les mis en cause ont été interpellés en Somalie où ils avaient prêté allégeance à des extrémistes, dont un responsable de l’État islamique (EI) opérant en Irak et en Syrie, alias Abou Omar Soumali.
Ce dernier, poursuit le quotidien, avait validé le recrutement des huit combattants par sa cellule avant de prêter ensuite allégeance à Abou Hafse Hachimi Kouraïchi, chargé de la discipline.
Les huit combattants, indiquent les mêmes sources, ont été interpellés par les services sécuritaires marocains à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca sur la base d’informations révélant que leur voyage à l’étranger avait pour but le terrorisme.
D’après les sources du quotidien, «un combattant natif de Tanger aurait déclaré aux enquêteurs avoir eu l’intention de rejoindre l’Arabie Saoudite pour travailler. Il avait été conduit en Somalie par un extrémiste avant de passer deux ans en prison». Les autres mis en cause, ajoutent les mêmes sources, ont tenu le même discours. Mais les enquêtes ont révélé que l’objectif était le jihad. Après la première audience de jeudi dernier, le procès a été renvoyé au 30 avril.




