Le dernier exercice de la mandature gouvernementale, qui s’ouvrira vendredi prochain, s’annonce sous les auspices d’un programme législatif des plus denses. Cette rentrée politique sera marquée par un discours royal qui énoncera les orientations fondamentales d’une année placée sous le sceau électoral.
Selon Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 9 octobre, les parlementaires auront la lourde tâche de se prononcer sur des priorités nationales majeures, au premier rang desquelles figure le cadre juridique régissant les élections des membres de la Chambre des représentants prévues l’an prochain.
L’Exécutif est, quant à lui, invité à accélérer la cadence pour finaliser les chantiers législatifs liés à son programme, sans omettre la réforme des systèmes de retraite et la modernisation du code du travail. Dans ce contexte, le président du groupe parlementaire du RNI, Mohamed Chaouki, a relevé que le gouvernement avait adopté une planification proactive afin de transcender les considérations électoralistes.
Il a souligné que la majorité des textes à forte portée étaient en cours d’élaboration, notamment dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, de l’investissement et de la justice, tout en précisant que les fruits de ces réformes se manifesteront pleinement dans les années à venir. Il a, par ailleurs, salué une expérience parlementaire féconde, caractérisée par un «véritable effort de production» ayant conduit à l’adoption de plus d’une centaine de textes législatifs.
Pour sa part, Rachid Hamouni, président du groupe parlementaire du PPS, a estimé que cette année constituait une nouvelle occasion de mobilisation autour des questions nationales fondamentales, notamment le dossier du Sahara marocain. Il a ajouté que de nombreux chantiers attendaient d’être traités en priorité, tels que la réduction des disparités sociales et territoriales, la mise en œuvre effective de la protection sociale, ainsi que les réformes structurelles de l’éducation, de la santé et de l’emploi.
Évoquant le bilan parlementaire, Hamouni a nuancé son appréciation, la jugeant tributaire de la réactivité du gouvernement aux initiatives des groupes, aux attentes de la société civile et aux recommandations des instances de gouvernance, rendant ainsi toute évaluation législative nécessairement relative.
Enfin, le professeur de droit constitutionnel, Mohamed Zine Eddine, a estimé que le Parlement serait appelé à statuer sur des projets de loi structurants et à fort impact, qui nécessitent de larges consensus, à commencer par le code du travail, la réforme des retraites et la loi de finances, relaie Al Ahdath Al Maghribia.
Il a mis en garde contre l’impérieuse nécessité d’éviter tout gaspillage du temps législatif et gouvernemental restant, soulignant que «nous sommes devant une année électorale par excellence», et que la majorité est tenue de parachever le contenu du programme gouvernemental.







