La Chambre des représentants s’apprête à ouvrir, le 10 avril prochain, la session d’avril de la dernière année de la législature actuelle, dans un contexte marqué par l’approche des élections législatives prévues le 23 septembre 2026.
Selon Ahmed El Abadi, député du Parti du progrès et du socialisme (PPS), cette session devrait être consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi, après une période marquée par un net ralentissement des travaux parlementaires durant les vacances de mi-mandat. «Je pense que, dans l’histoire du Maroc, on n’a jamais vu un tel arrêt des activités du Parlement, sans séances plénières ni réunions des commissions», a déclaré ce parlementaire élu dans la région de Taza.
Le représentant de la commune de Galdamane déplore également que le gouvernement n’ait pas encore finalisé certains chantiers législatifs importants, notamment la réforme du système des retraites, ainsi que plusieurs textes attendus portant sur le code pénal et l’indemnisation pour perte d’emploi.
«Le gouvernement est absent. Il aurait dû venir au Parlement pour débattre de sujets d’actualité, comme les inondations ou d’autres dossiers urgents», a-t-il affirmé dans une déclaration accordée à notre média.
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Conformément à la Constitution, le Parlement entame sa session d’avril le deuxième vendredi du mois. Les travaux devraient notamment porter sur les préparatifs juridiques des prochaines échéances électorales.
Ahmed El Abadi estime en effet qu’une partie importante du travail parlementaire portera sur la mise en œuvre des textes relatifs aux élections, notamment à travers l’adoption des décrets d’application complétant l’arsenal juridique encadrant les législatives du 23 septembre 2026.







