Sans surprise, Mohamed Chaouki vient d’être élu, ce samedi 7 février, à la tête du RNI à une très large majorité, recueillant 1.910 voix, tandis que 23 bulletins ont été invalidés. C’était lors du congrès extraordinaire du parti de la Colombe tenu à El Jadida.
Avant le lancement du scrutin, Rachid Talbi Alami, membre du bureau politique du RNI et président de la Chambre des représentants, a invité les congressistes à se rendre dans les 12 bureaux de vote. Visiblement très ému, il a eu des difficultés à poursuivre son intervention, avant de confier, plus tard, à notre micro qu’il était profondément touché par le départ de Aziz Akhannouch.
Les opérations de vote et de dépouillement ont duré un peu plus d’une heure, à l’issue desquelles le président du Congrès a officiellement proclamé l’élection de Mohamed Chaouki, proche d’Akhannouch et actuel président du groupe parlementaire du RNI à la Chambre des représentants.
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Sollicités par Le360, plusieurs membres du RNI ont indiqué que l’annonce du départ de Aziz Akhannouch avait provoqué chez elles «un choc et une profonde déception».
Dans son premier discours en tant que président du RNI, Mohamed Chaouki a remercié les militants pour la confiance accordée, affirmant prendre la tête d’un parti «fort». Il a assuré qu’il resterait fidèle aux valeurs et aux orientations du RNI, avant d’exprimer la solidarité de la formation avec les sinistrés des inondations dans le Gharb.
Dans son allocution de départ, Aziz Akhannouch est revenu sur les principales étapes de son mandat à la tête du parti, ainsi que sur son action au sein du gouvernement. Il a dit être «fier d’avoir contribué à la démocratie sociale», «dans des moments de satisfaction comme dans des contextes difficiles», estimant que son retrait s’inscrivait dans une logique de renouvellement des élites politiques. Il a également affirmé laisser derrière lui des structures partisanes «solides et efficaces».
L’ancien numéro un du parti de la Colombe a enfin expliqué que le contexte appelait, selon lui, à un passage de relais, précisant qu’il confiait la direction du RNI à «un militant du parti».







