Dilapidation de deniers publics: la justice ordonne la saisie des biens de l’ancien député Mohamed El Aïdi

Grâce à la passation de marchés par l'État, via la publication d'appels d'offre ou de manifestation d'intérêt, la commande publique est l’un des principaux canaux de relance et de stabilisation de l'économie régionale.

Revue de presseL’ancien président de la commune de Moulay Yacoub et ex-député, Mohamed El Aidi, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à la confiscation de tous ses biens par la Chambre criminelle de Fès, pour une série de malversations financières et de délits d’urbanisme commis durant son mandat. Cet article est une revue de presse tirée d’Al Akhbar.

Le 01/01/2026 à 18h08

La Chambre criminelle spécialisée en finances près le tribunal de première instance de Fès a rendu, mercredi 31 décembre, un verdict à l’encontre de Mohamed El Aidi, ancien président de la commune de Moulay Yacoub et ex-député, qui a été condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement avec sursis, et de la confiscation de l’intégralité de ses biens au profit de l’État. Un fonctionnaire communal a écopé d’une sanction similaire: un an de prison avec sursis et la confiscation de ses avoirs, relaie Al Akhbar de ce vendredi 2 janvier 2026.

Cette condamnation s’ajoute à un premier dossier, pour lequel Mohamed El Aidi a récemment purgé une peine de deux ans de prison ferme, prononcée par la Chambre criminelle de la cour d’appel de Fès pour «détournement de fonds» et «dilapidation des deniers publics».

Les faits remontent à la période où il a effectué son mandat à la tête de la commune. L’enquête de la brigade régionale de police judiciaire a révélé un système de corruption impliquant la délivrance frauduleuse, contre pots-de-vin, de certificats de résidence pour un lotissement dont les travaux n’étaient pas achevés. L’ancien président de cette commune est également accusé d’avoir octroyé des autorisations de raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité, et d’avoir manipulé le morcellement de parcelles, laissant certains bénéficiaires avec des poteaux électriques en plein milieu de leurs terrains.

Par ailleurs, les enquêteurs ont relevé de graves irrégularités urbanistiques, dont la construction d’étages supplémentaires non autorisés. Une plainte adressée à l’Inspection générale de l’administration territoriale évoque aussi des falsifications de diplômes (baccalauréat et licence) afin de promouvoir indûment certains fonctionnaires.

Sur instruction du parquet, l’enquête se poursuit sur un autre volet, qui concerne d’éventuels faits de corruption dans l’attribution des marchés publics et des appels d’offres de la commune, indique Al Akhbar. L’examen des dossiers, notamment celui relatif à la cession de terrains du lotissement Al Fath, a d’ores et déjà révélé de nouvelles violations, comme l’attribution de logements sociaux à des personnes qui n’y étaient pas éligibles.

Par le360
Le 01/01/2026 à 18h08