À quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures, la commission préparatoire du congrès extraordinaire du Rassemblement national des indépendants, prévu au début du mois de février prochain, s’apprête à fermer officiellement la liste des prétendants à la succession d’Aziz Akhannouch. Ce dernier avait déjà annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête du parti lors de la prochaine législature, mettant ainsi un terme à une étape majeure de sa trajectoire politique.
Malgré l’imminence de cette échéance, aucune candidature formelle n’aurait été déposée jusqu’aux dernières heures précédant la fin du délai, selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 27 janvier. La période de dépôt avait pourtant été prolongée d’une semaine, sans pour autant susciter l’émergence de profils déclarés pour prendre la relève d’Aziz Akhannouch.
Citant des sources internes au parti, le quotidien indique que les figures traditionnelles et bien connues du parti ne figureraient pas parmi les candidats potentiels à la présidence. La décision aurait été actée depuis l’annonce officielle du départ d’Aziz Akhannouch, laissant entendre que le parti s’oriente vers une nouvelle configuration, fondée davantage sur le consensus que sur la compétition interne classique.
Si aucun dossier de candidature n’a été officiellement enregistré, plusieurs noms circulent néanmoins dans les cercles du parti comme options de compromis. Parmi eux figure celui de Chakib Benmoussa, actuel Haut-Commissaire au Plan, dont les liens avec le RNI n’auraient jamais été rompus malgré ses fonctions institutionnelles. La même source évoque également la possibilité d’un choix féminin, citant la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, comme l’un des profils susceptibles de faire l’objet d’un accord interne en l’absence de candidatures déclarées.
Toutefois, mis à part ces noms, l’enjeu principal réside dans la capacité de la future direction à insuffler une dynamique suffisamment forte pour permettre au RNI de se positionner à nouveau en tête des élections législatives à venir et, par conséquent, de briguer une seconde fois la présidence du gouvernement. À défaut, le parti pourrait se contenter d’un rôle moins central sur l’échiquier politique national après le prochain scrutin. Dans un contexte politique marqué par ces recompositions, une autre échéance organisationnelle retient l’attention ce week-end avec la tenue du conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM), souligne Al Ahdath Al Maghribia. Initialement reportée à plusieurs reprises, cette réunion est officiellement présentée comme étant une session ordinaire. Toutefois, plusieurs indicateurs laissent penser qu’elle pourrait revêtir une importance stratégique particulière.
Un membre du bureau politique du PAM avait déjà indiqué par le passé à Al Ahdath Al Maghribia que les conclusions de ce conseil national prendraient tout leur sens une fois connue l’identité du successeur d’Aziz Akhannouch à la tête du RNI. Bien que l’ordre du jour de cette session, prévue samedi prochain à Salé, ne mentionne pas explicitement de changement au niveau de la direction collégiale du parti, de nombreux observateurs estiment que le PAM pourrait, à son tour, s’orienter vers la convocation d’un congrès extraordinaire. Un tel congrès aurait pour objectif soit d’instaurer une direction unifiée, soit d’accorder un nouveau mandat au conseil national pour trancher cette question, si les conditions politiques apparaissent réunies pour engager une véritable compétition en vue des premières places lors des prochaines élections législatives. Dans ce climat d’attente et de calculs stratégiques, les semaines à venir s’annoncent décisives pour l’équilibre des forces dans la majorité gouvernementale, et, plus largement, dans la scène politique marocaine.







