Saviez-vous que le jeûne pratiqué pendant 72 heures consécutives permet de reconstruire entièrement votre système immunitaire, y compris chez les personnes âgées et malades? C’est ce que révélait en 2014 une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie du Sud, laquelle a conclu que sous l’effet de la privation de nourriture, le corps contraindrait la moëlle osseuse à produire des globules blancs en grandes quantités. Un bon moyen de combattre les infections.
Pendant le mois de Ramadan, le jeûne observé du lever au coucher du soleil possède aussi de nombreux bienfaits. Car sur une longue période, chaque jour de jeûne observé entraîne une série de transformations dans le corps. Ainsi, au cours des huit premières heures de jeûne, le corps, en quête d’énergie, commence à puiser du glucose dans le foie et les muscles. Pour éviter toutefois que l’organisme ne brûle les tissus musculaires, il convient de favoriser une alimentation équilibrée en glucides, lipides et protéines.
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Une fois ces réserves terminées, une baisse de régime se fait sentir et le corps cherche alors une autre source d’énergie en piochant dans les graisses. C’est la période que tout le monde préfère, celle où la balance commence à afficher une perte de poids et où le taux de cholestérol baisse dans notre organisme. À condition, bien entendu, de ne pas céder, le soir venu, aux excès alimentaires.
Au troisième jour de jeûne, les graisses continuent de se décomposer et se convertissent en sucre dans le sang. Si la peau paraît plus grasse, c’est précisément parce que le glycérol et les acides gras sont libérés dans le sang. Quelques jours plus tard, à partir du huitième jour, le corps débute son processus d’auto-guérison en se concentrant sur les parois intestinales, les poumons et le système immunitaire. Puis au cours de la deuxième moitié du Ramadan, la détoxification s’étend à d’autres organes, notamment le foie, les reins, le colon mais aussi la peau. Au cours de ce grand nettoyage organique, les toxines sont éliminées et des tissus sains remplacent ceux qui étaient endommagés.
Au même titre que l’organisme, les fonctions cognitives tirent également parti de cette phase de régulation métabolique. En situation de jeûne, la production accrue de corps cétoniques — notamment l’acétone — par le cerveau contribuerait à optimiser l’activité neuronale. Un mécanisme qui, selon plusieurs travaux en neurosciences, favorise la clarté mentale et renforce les capacités de concentration.








