Recrutement: IA et tech, les nouveaux must have

Les dirigeants d'entreprises parient de plus en plus sur l'IA et l'investissement dans les talents, considérés comme les clés de la résilience et de la croissance économiques.

Revue de pressePlus de 71.000 offres d’emploi ont été publiées en 2025, confirmant la vitalité du marché marocain. Au-delà des volumes, une évolution qualitative s’impose: l’IA et les technologies numériques deviennent des standards, et les employeurs privilégient désormais des candidats capables d’allier expertise technique, esprit critique et capacité d’adaptation. Les secteurs du digital, des services et du BTP tirent la croissance, tandis que les profils Bac+5 dominent les recrutements. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Éco.

Le 08/02/2026 à 19h13

L’année 2025 a été marquée par une dynamique de recrutement particulièrement soutenue. Selon le quotidien Les Inspirations Eco, plus de 71.000 offres d’emploi ont été publiées au cours des douze derniers mois sur la plateforme, reflétant une vitalité indéniable du marché. Mais au-delà des chiffres, une évolution qualitative se dessine. Les employeurs recherchent désormais des candidats capables non seulement de maîtriser les outils technologiques, mais aussi de conserver un esprit critique face à eux. L’intelligence artificielle et les technologies numériques ne sont plus de simples atouts, elles deviennent des standards, mais la capacité à innover et à s’adapter demeure le véritable facteur différenciant.

Cette transformation est particulièrement visible dans les fonctions les plus sollicitées. Les métiers liés à l’informatique et à l’électronique représentent 18% des recrutements en 2025, contre seulement 10% en 2024, illustrant l’accélération des besoins induite par la digitalisation des entreprises et l’adoption croissante de l’IA, écrit Les Inspirations Éco. En parallèle, les postes liés à l’offshoring connaissent un recul significatif, passant de 22% à 10,5% des offres. Les fonctions de gestion, comptabilité et finance progressent également, de 5% à 8,3%, traduisant un besoin accru de structuration, de pilotage et de conformité au sein des organisations. Les métiers commerciaux, de vente et d’export reculent plus modestement, tandis que les ressources humaines, la formation et la gestion de projet gagnent en visibilité, confirmant la professionnalisation de ces fonctions.

À l’inverse, les métiers bancaires connaissent un net repli, et certains secteurs comme l’audit et le conseil voient leur poids diminuer, conséquence d’une réinternalisation de certaines expertises. L’ensemble de ces tendances dessine un marché du travail où l’expertise technique, digitale et managériale devient centrale. Côté secteurs, les services continuent de dominer le marché avec 54,3% des recrutements, loin devant l’industrie à 21,6%. La distribution se positionne désormais comme un acteur majeur, reflétant une structuration accrue des métiers commerciaux et logistiques. L’enseignement et la formation progressent fortement, passant à 5,9% en 2025, tandis que la construction profite d’une dynamique soutenue par les projets d’infrastructures, lit-on dans Les Inspirations Éco.

L’agriculture et les mines représentent 3,8%, et certains secteurs comme le tourisme et le public enregistrent des reculs significatifs après des années de forte activité. Sur le plan des qualifications, les recruteurs privilégient largement les profils Bac+5 et plus, qui concentrent 55% des offres, tandis que les niveaux Bac+2 à Bac+3 représentent 37% et les profils moins qualifiés seulement 6%.

La géographie de l’emploi reste concentrée autour des grandes métropoles, Casablanca représentant près de la moitié des opportunités (48,5%), suivie de Rabat à 26,2%. Marrakech, en progression grâce aux services, atteint 8,6%, et Tanger 4,2%. Malgré cette concentration, certaines villes régionales commencent à se positionner progressivement sur le marché, reflétant une ouverture progressive hors des pôles traditionnels.

Pour 2026, les perspectives restent orientées vers la continuité et la consolidation. L’offshoring, les services à forte valeur ajoutée, le BTP, le digital et l’IA constituent les leviers stratégiques pour répondre à la demande en talents. La maîtrise des technologies, et notamment de l’IA, tend à devenir un prérequis transversal, même dans des fonctions historiquement non techniques. Les profils les plus recherchés combinent désormais plusieurs compétences à la fois: technologiques, analytiques et managériales, a-t-on encore lu. Dans ce contexte, l’offshoring continue de recruter en volume, mais la sélection se fait plus exigeante, privilégiant la qualité et l’adaptabilité des candidats. Le marché marocain du travail apparaît ainsi comme un espace en pleine mutation, où l’innovation, la compétence et la capacité d’adaptation déterminent l’accès aux opportunités les plus stratégiques.

Par La Rédaction
Le 08/02/2026 à 19h13