Sous la présidence de la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, une rencontre stratégique s’est tenue aujourd’hui à Rabat, consacrée au renouvellement de l’Offre Offshoring Maroc. Cet événement marque une nouvelle étape dans le développement du secteur de l’externalisation des services, pilier de la stratégie nationale Maroc digital 2030.
Cette rencontre a permis de partager une vision commune entre les acteurs publics et privés, de renforcer la coordination interinstitutionnelle et de mettre en lumière les opportunités offertes par la transformation en profondeur des métiers de l’offshoring, dans un contexte de concurrence internationale accrue et d’exigences croissantes en matière de qualité, d’innovation et de performance.
Dans son intervention, Amal El Fallah Seghrouchni a souligné que «le renouvellement de l’offre offshoring constitue un levier stratégique pour renforcer l’attractivité du Maroc, attirer de nouveaux investissements et faire de ce secteur un moteur majeur de création d’emplois qualifiés, notamment au niveau régional». Elle a insisté sur le rôle central du capital humain, de l’innovation et de la montée en compétences pour accompagner l’évolution du secteur vers des activités à plus forte valeur ajoutée.
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À fin 2024, le secteur de l’offshoring comptait 148.500 emplois, avec 18.500 créations nettes en deux ans et des exportations de services atteignant 26,22 milliards de dirhams. Des performances qui confirment la contribution significative de l’offshoring à la croissance de l’économie numérique nationale et au positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales.
Face aux mutations rapides du secteur, le Royaume mise désormais sur une montée en gamme de son offre, le développement de compétences avancées et le renforcement de la recherche et du développement. Des formations spécialisées ainsi que des instituts dédiés viennent soutenir cette dynamique afin de préparer les talents marocains aux nouveaux métiers du numérique et des services à forte valeur ajoutée.
À l’horizon 2030, le Maroc ambitionne de doubler ses revenus à l’export, pour atteindre près de 40 milliards de dirhams et porter l’emploi du secteur à 270.000 postes, en s’appuyant sur une offre «Made in Morocco» attractive et compétitive pour les grands acteurs internationaux du numérique.
Le nouveau modèle de l’Offre Offshoring Maroc s’articule autour de trois leviers structurants: le capital humain, à travers le renforcement des compétences et de l’employabilité des talents marocains; des infrastructures modernes et territorialisées, conçues pour soutenir un développement régional équilibré ainsi qu’un cadre incitatif clair et stable, garantissant un développement durable et pérenne du secteur.
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La rencontre a également été marquée par l’organisation d’un panel de haut niveau, réunissant notamment Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Omar Seghrouchni, président de la CNDP, ainsi que des représentants du secteur privé, dont Youssef Chraibi, président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services, et Adil Chennouf, président du directoire du groupe CDG.
Enfin, l’événement a été ponctué par la signature de trois conventions majeures, traduisant la volonté commune d’accélérer la mise en œuvre opérationnelle de cette nouvelle feuille de route. Ces accords portent notamment sur le déploiement de la Prime à la formation, investissement stratégique dans le capital humain, ainsi que sur le développement des Tech valley offshoring, à travers la création de pôles économiques modernes et attractifs destinés à accueillir des investissements nationaux et internationaux et à générer des emplois qualifiés.








