La modernisation des aéroports passe à la vitesse supérieure

La maquette numérique du futur terminal en mode hub de l'aéroport Mohammed V de Casablanca.

Revue de presseÀ sept ans de la Coupe du monde de football 2030, le Maroc engage d’importants travaux pour moderniser et étendre ses infrastructures aéroportuaires. L’Office national des aéroports (ONDA) pilote plusieurs projets majeurs à Casablanca, Marrakech, Tanger, Agadir, Fès, Rabat et Tétouan, visant à augmenter la capacité d’accueil, améliorer les services et introduire des solutions numériques conformes aux standards internationaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 30/03/2026 à 19h56

Dans le cadre de la préparation du Maroc à l’accueil de la Coupe du monde de football 2030, l’Office national des aéroports (ONDA) a lancé une série de projets visant à moderniser les infrastructures aéroportuaires et à accroître leur capacité. «Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche de mise aux normes internationales, tant en matière de sécurité que de qualité de service pour les voyageurs», indique le quotidien L’Economiste dans son édition du mardi 31 mars.

Le projet le plus avancé concerne l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. L’ONDA prévoit la construction d’un nouveau terminal, l’édification d’une piste indépendante de 3.700 mètres de long sur 45 mètres de large, la réalisation d’un parking pour avions et d’une tour de contrôle moderne. Avec ces travaux, la capacité annuelle de l’aéroport devrait passer de 15 à 35 millions de passagers. Les études d’ingénierie sont achevées et les travaux de terrassement, démarrés en juin 2025, devraient se conclure cette année. L’entreprise en charge de la construction du terminal a été sélectionnée, et le début des travaux est prévu pour se terminer à la mi-2029. «Une nouvelle gare ferroviaire sera également construite pour connecter le terminal à la ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, assurant un accès rapide aux principales villes du Royaume», écrit L’Economiste.

D’autres aéroports bénéficient également de projets d’extension. À Marrakech, le terminal de l’aéroport Ménara sera réaménagé pour atteindre 142.000 mètres carrés, permettant d’accueillir jusqu’à 16 millions de voyageurs par an. Le parking fera également l’objet d’une extension. À Tanger, un nouveau terminal de 95.000 mètres carrés doit porter la capacité à 7 millions de passagers, accompagné d’une nouvelle tour de contrôle et d’un parking réaménagé. À Agadir, le terminal de l’aéroport Al Massira sera agrandi à 75.000 mètres carrés, avec une capacité similaire de 7 millions de passagers, tandis que le parking et les aménagements extérieurs seront modernisés. À Fès, les études sont en cours pour porter la capacité de l’aéroport Saïss à 5 millions de passagers, avec un terminal de 45.000 mètres carrés, des aménagements extérieurs et l’élargissement des voies d’accès.

La capitale n’est pas en reste. Le nouveau terminal de l’aéroport Rabat-Salé, bientôt achevé, permettra d’accueillir 5 millions de passagers par an et sera équipé des technologies aéroportuaires les plus avancées. Le parcours passager sera entièrement digitalisé et sans contact, un modèle de modernisation que le ministère du Transport souhaite étendre à l’ensemble des infrastructures nationales. À Tétouan, le terminal Sania Ramel est en cours de construction pour une capacité annuelle de 900.000 passagers, avec une nouvelle tour de contrôle pour accompagner la croissance du trafic aérien.

Le programme de modernisation inclut également le déploiement de systèmes numériques. À Casablanca, des bornes automatiques d’enregistrement et de dépôt des bagages ont été installées, permettant aux passagers de réaliser leurs formalités en quelques minutes sans file d’attente. Plusieurs compagnies aériennes ont intégré leurs applications à ces équipements, tandis que d’autres s’y joindront progressivement. Parallèlement, un centre de commandement opérationnel a été mis en service pour améliorer la fluidité du trafic lors des événements internationaux majeurs.

Sur le plan institutionnel, le ministère du Transport a finalisé la transformation de l’ONDA en société anonyme. Cette réforme vise à renforcer l’autonomie de l’Office dans la gestion financière et les investissements, à faciliter l’accès aux financements et à promouvoir la coopération avec des acteurs régionaux et internationaux. Selon les autorités, cette nouvelle gouvernance permettra à l’ONDA de devenir un acteur plus dynamique, capable d’accompagner les grands défis à court et moyen terme et d’assurer le succès de l’accueil de la Coupe du monde 2030.

Par La Rédaction
Le 30/03/2026 à 19h56