Si aucun détail officiel n’a été communiqué sur la nature précise de ces informations, plusieurs éléments de contexte viennent éclairer cette suspension.
Selon des informations relayées par certains médias, un contentieux opposerait la CMT à son actionnaire de référence, Osead Maroc Mining (OMM). Au cœur du litige: un prêt de 360 millions de dirhams consenti en 2012. Le tribunal de commerce de Casablanca aurait récemment condamné OMM à rembourser ce montant à la compagnie minière, ravivant les tensions entre les deux entités.
Mais ce différend n’est pas le seul dossier judiciaire dans lequel la CMT est engagée. La société est également en litige avec l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), dans une affaire aux enjeux financiers particulièrement élevés.
En effet, le 4 novembre 2025, le tribunal correctionnel de Casablanca a condamné la CMT, en première instance, à verser plus de 2,3 milliards de dirhams à l’administration. Le montant exact de l’amende s’élève à 2.324.307.274,26 dirhams.
Lire aussi : Saisie conservatoire suite à un contrôle de l’Office des changes: la CMT s’explique
Dans une communication publiée trois jours plus tard, le 7 novembre, la compagnie a toutefois tenu à relativiser la portée de cette décision. Elle a rappelé que le jugement n’est ni définitif ni exécutoire, un recours ayant été introduit dès son prononcé. Conformément aux procédures en vigueur, cet appel suspend automatiquement l’exécution de la décision.
Par ailleurs, la CMT a également été confrontée à un épisode sensible avec l’Office des changes. Les autorités soupçonnent la compagnie de ne pas avoir rapatrié, dans les délais réglementaires, des fonds issus de ses exportations, notamment un montant d’environ 13 millions de dollars versé en 2023 par son principal client, Glencore, sur le compte de sa filiale internationale aux États-Unis. Cette situation a déclenché une enquête de l’Office des changes, qui cherche notamment à déterminer si ces fonds ont servi à des opérations d’investissement à l’étranger sans autorisation préalable.




