Infrastructures: les nouveaux chantiers de ADM en 2020

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Revue de presseKiosque360. Plusieurs projets seront lancés en 2020 par Autoroutes du Maroc. Anouar Benazzouz, directeur général d’ADM, détaille les priorités de l’entreprise pour la nouvelle année.

Le 02/01/2020 à 22h25

Les priorités d'Autoroutes du Maroc (ADM) en 2020 sont de plusieurs ordres. L’entreprise poursuit en effet ses projets et devrait en annoncer de nouveaux dans les prochains mois. Avant de rentrer dans les détails, Anouar Benazzouz, à la faveur d’une interview accordée au journal La Vie Eco en kiosque ce vendredi, est longuement revenu sur l’exercice 2019.

On y apprend beaucoup de choses. «Le trafic autoroutier est en croissance de plus de 5% au 27 décembre, bien au-delà de la croissance du PIB. L’évolution du trafic est généralement rapprochée à la croissance du PIB pour les poids lourds, parce qu’il s’agit de l’activité économique», précise le DG. Il ajoute que sur le plan de la profitabilité, les réalisations sont en ligne avec 2018 et avec les orientations stratégiques du conseil d’administration de 2017. «Cela confirme la pertinence de la restructuration financière en tant que décision stratégique de moyen terme», estime-t-il également.

On apprend aussi qu’au titre de 2019, la vitesse des grosses réparations a été accélérée ainsi que le rythme de croissance du télépéage (807.000 actuellement contre 400.000 en 2016). Quant aux différents marchés lancés par ADM, Anouar Benazzouz indique que les PME marocaines en bénéficient. «Généralement, les entreprises prestataires d’ADM sous-traitent une partie des activités au tissu des PME», explique le DG d’ADM. Il va plus loin en expliquant que lorsque ADM finance elle-même un chantier, elle fait jouer la préférence nationale. Mais toutefois, les bailleurs de fonds l’interdisent lorsqu’ils sont parties prenantes dans un projet.

Selon Anouar Benazzouz, la majorité des prestataires d’ADM aujourd’hui sont des entités marocaines. «Le modèle économique d’ADM, qui a bien fonctionné jusqu’ici, consiste en un montage dans lequel l’Etat assure 25% de l’investissement et les 75% restants sont financés grâce à la dette. Une fois l’ouvrage construit, le péage permet de payer et le principal et la dette. Sauf que les autoroutes ne sont pas toutes rentables. A ce jour, sur les 1.800 km de réseau, 800 sont à l’équilibre, tandis que 1000 km sont déficitaires et n’arrivent pas à payer leur dette. Nous faisons une péréquation pour l’Etat qui va nous aider à garantir l’aménagement du territoire», détaille le DG, qui assure toutefois que pour les futurs projets, notamment l’extension du réseau, plusieurs scénarii sont en gestation, en collaboration avec les départements ministériels concernés.

«Plusieurs choix s’offrent à nous pour assurer les fonds. Nous sommes en train d’étudier leur pertinence avant de nous engager de part et d’autre pour un contrat programme avec l’Etat», soutient le DG, faisant savoir également que l’année 2020 sera marquée par l’annonce de la nouvelle autoroute en site propre de Tit-Mellil-Berrechid sur 30 km qui nécessitera un financement de plus de 2 milliards de DH. De même, l’autoroute Gercif-Nador West Med ssera lancée ur 105 km. Et enfin, l’autoroute Casablanca-Rabat continentale reliera le contournement de Rabat au contournement de Casablanca sur 60 km et sera lancée cette année.

Par Ismail Benbaba
Le 02/01/2020 à 22h25