Hicham Sabiry, secrétaire d’État à l’Emploi: «50 conventions collectives signées en une année, un record!»

Hicham Sabiry, secrétaire d’Etat à l’emploi (Y.Mannan/Le360).

Le 13/01/2026 à 09h20

VidéoFaire des syndicats les partenaires d’une croissance partagée: c’est le message fort porté par Hicham Sabiry. Le Secrétaire d’État chargé de l’Emploi insiste sur l’urgence de placer la négociation collective au cœur de la stratégie des entreprises. Selon lui, l’implication active des partenaires sociaux dans la signature de nouveaux accords de branche est la condition sine qua non pour concilier bien-être des travailleurs et stabilité du climat des affaires.

Dans un entretien avec Le360, le Secrétaire d’État chargé de l’Emploi, Hicham Sabiry, a dressé un bilan d’étape substantiel de son action. Depuis son investiture en octobre 2024, le département a acté la signature de cinquante conventions collectives, marquant une rupture nette avec l’inertie des exercices précédents.

Le contraste est saisissant. Là où le rythme des ratifications stagnait historiquement à six ou sept accords annuels, l’administration Sabiry affiche désormais une cinquantaine de conclusions conventionnelles. Un bond quantitatif que le Secrétaire d’État érige en modèle de gouvernance: «Il est impératif d’ancrer cette culture de la négociation. Une société prospère doit sanctuariser l’outil de travail, car la convergence des intérêts entre le capital et le travail est le seul véritable levier de croissance pérenne», a-t-il martelé.

Véritable clé de voûte du droit social, la convention collective permet d’ajuster les dispositions générales du Code du travail aux réalités intrinsèques de chaque secteur, qu’il s’agisse des transports ou de l’hôtellerie. En codifiant les grilles salariales, les régimes de congés et les garanties de protection sociale, ces accords s’imposent à l’ensemble des opérateurs de la branche, offrant ainsi un cadre de protection supérieur au contrat de travail individuel.

Au-delà de sa mission régalienne, Hicham Sabiry, figure de proue du Bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a longuement évoqué la stratégie de sa formation. À mesure que les élections législatives de septembre 2025 approchent, l’appareil partisan entre en phase d’ébullition.

«Nos structures nationales et territoriales sont en ordre de marche. Nous affûtons nos dispositifs pour être au rendez-vous de ce grand tournant démocratique», a-t-il précisé. Ce calendrier politique connaîtra une étape décisive à la fin du mois de janvier 2026: le PAM tiendra alors son Conseil national, après le report de sa session ordinaire. Cette instance souveraine sera l’occasion pour la formation de consolider sa doctrine et de valider ses orientations stratégiques pour la fin de la législature.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 13/01/2026 à 09h20