Le ministre de l’Inclusion économique et de l’Emploi, Younes Sekkouri, a donné hier, vendredi 13 mars, le coup d’envoi du programme «IDMAJ». Ce dispositif a été mis au point en partenariat avec l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC). Plusieurs conventions ont été signées vendredi lors du lancement de cette opération.
À cette occasion, le ministre a souligné que le déploiement de ce mécanisme répond à un constat majeur: «La nouvelle dynamique du marché du travail marocain fait ressortir près de 100.000 offres d’emploi non pourvues à fin 2025». Pour y remédier, le nouveau programme propose deux leviers incitatifs majeurs pour les employeurs: des avantages fiscaux ainsi que des allègements liés aux cotisations de sécurité sociale, des mesures jugées significatives par le ministre.
Grâce à la mobilisation de plus de 128 entreprises et fédérations, 30.000 postes ont d’ores et déjà été identifiés. Cette base permet de lancer, immédiatement après la signature, l’opération de «sourcing», visant à faire coïncider les profils disponibles avec les besoins réels des structures partenaires. La mise en œuvre et la supervision de cette mission ont été confiées à l’ANAPEC, qui agira en synergie avec le tissu économique privé.
S’attardant sur la problématique des 900.000 chercheurs d’emploi non diplômés et des 280.000 jeunes en situation de déperdition scolaire, le ministre a jugé «nécessaire de leur offrir des perspectives d’intégration concrètes» via la méthode Emploi/Formation. À cet effet, le gouvernement a instauré un système axé sur l’apprentissage afin de porter le volume d’insertions annuelles à 100.000 bénéficiaires, couvrant près de 200 métiers dans des secteurs clés tels que l’artisanat, l’industrie et le textile.
Ces profils bénéficieront de formations d’adaptation d’une durée de 3 à 6 mois, sous l’égide de l’ANAPEC. L’Agence ambitionne par ailleurs d’étendre son périmètre d’action pour accompagner 400.000 bénéficiaires par an, en incluant notamment les travailleurs saisonniers.
De son côté, le directeur général de l’ANAPEC, Abdellah Chouikh, a précisé que ce programme consacre les principes d’équité et d’égalité des chances. La formule d’insertion des 30.000 jeunes non diplômés vise à offrir «une première expérience professionnelle à des jeunes motivés», tout en répondant aux attentes des entreprises souhaitant former directement leurs ressources humaines.
Cette dynamique sera renforcée par les partenariats conclus avec les fédérations professionnelles, avec l’objectif de générer annuellement 30.000 opportunités d’emploi dans des secteurs porteurs comme le BTP, l’industrie, le commerce et la restauration.








