Tous les articles correspondant à #roman

Avez-vous des nouvelles de Walid Benflis?
Peut-être cette bouteille à la mer atteindra-t-elle quelqu’un. Qui sait? Et peut-être, d’une manière ou d’une autre, quelques mots finiront-ils par traverser les murs de Koléa. Walid, si par impossible ces lignes te parviennent un jour, sache une chose: je n’ai pas oublié la Légende. Et je ne t’ai pas oublié.
Un thriller marocain bientôt adapté au cinéma aux États-Unis
Le roman policier marocain «The Final Bet» (Le Pari Final), signé par l’écrivain et scénariste primé Abdelilah Hamdouchi, va être porté à l’écran grâce à une coproduction internationale réunissant les États-Unis, le Canada et le Maroc.
Billet littéraire KS. Ep 87. «L’Appartement rue de Passy» de Raji Bathish, ou le prix de l’exil
Dans ce roman du palestinien Raji Bathish, deux amis qui s’aiment quittent le pays avec l’espoir que Paris leur offrira ce que leur lieu d’origine ne peut leur garantir: une vie où le désir ne serait plus clandestin et où l’identité pourrait se déployer sans entraves. Mais la capitale française se révèle moins un refuge qu’une machine à classer les corps, les fortunes et les étrangers. Entre satire sociale, poésie et mélodrame, Bathish fait de Passy le laboratoire cruel et initiatique de la liberté.
Billet littéraire KS. Ep 86. «Houaria» d’Inam Bioud, ou la décennie noire vue des bas-fonds
Inam Bioud plonge dans l’Oran des années 1990 et raconte la décennie noire depuis ceux que les grands récits historiques laissent généralement hors champ. Prostituées, voyantes, petits délinquants, étudiants, médecins et laissés-pour-compte composent une fresque chorale où la violence politique descend jusque dans les corps, les amours et les familles. Ce roman âpre donne à lire une Algérie saisie par ses marges.
Le Rouge des Cendres d’Anissa Tber: une quête de soi entre deux mondes
Avec Le Rouge des Cendres, son deuxième roman, Anissa Tber signe un récit à la fois délicat et dense, qui tourne autour de l’identité, de la mémoire, de la filiation et de cette envie viscérale de liberté.
Billet littéraire KS. Ep 85. «Vivre à l’endroit» de Mamoun Lahbabi ou l’art de désapprendre la ville
Mamoun Lahbabi entraîne un homme ordinaire hors de sa vie réglée, jusqu’à une oasis en plein Sahara où se réapprennent l’attention, le désir et le sens des liens. Entre conte philosophique et interrogation sociale, «Vivre à l’endroit» explore ce que la ville, le travail et l’habitude défont silencieusement en nous.
Parution. «La Légende» de Boualem Sansal: un prisonnier encombrant
*«La Légende» n’est pas un traité froid sur l’arbitraire. C’est un texte écrit depuis une zone de brûlure, dont on ne peut nier la puissance de dévoilement. Boualem Sansal n’y raconte pas seulement sa détention: il ausculte la machine qui transforme un homme en dossier, puis en symbole fabuleux. Livre de prison, de colère politique, de douleur conjugale et de méditation sur la langue, le récit chemine entre témoignage, pamphlet, parabole et confession. Sa force tient à ce refus de la posture héroïque pure: la légende protège, mais elle confisque aussi quelque chose à celui qu’elle consacre.
L’Académie Goncourt publie ses dix livres coups de cœur de l’été: un roman marocain dans la liste
Le premier roman de Soundouss Chraïbi figure dans la liste des dix coups de cœur d’été de l’Académie Goncourt. «Le soleil se lève deux fois», paru en février 2026 chez Gallimard, propulse cette journaliste et écrivaine marocaine au cœur de l’actualité littéraire française.
Billet littéraire KS. Ep 82. «Tendre Maroc» d’Emmanuelle de Boysson, ou la mémoire retrouvée
Emmanuelle de Boysson renoue avec son enfance et se souvient des années passées à Mohammedia. Entre le parfum du jasmin, les vagues du Miramar, la villa familiale et la figure énigmatique d’une mère aimante, mais distante avec les siens, l’écrivaine compose un roman de mémoire, de blessures et de consolation. Un livre traversé par les failles de l’enfance où le Maroc devient un territoire intime, celui où naît une vocation littéraire.
Billet littéraire KS. Ep 80. «L’impossible roman de l’honorable monsieur K.» de Taleb Alrefai, ou les tribulations d’un écrivain
Que se passe-t-il lorsqu’un grand notable veut acheter, non un livre, mais la version romanesque de sa propre existence? L’écrivain Taleb Alrefai fait de cette proposition le point de départ d’un roman subtil sur la séduction de l’argent, les résistances de la famille et les formes diffuses de la censure. Un roman où l’écriture cesse d’être un simple art pour devenir une zone de négociation entre vérité, pouvoir et réputation.