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Archives françaises: «Sahara orano-marocain», le trait d’union qui précéda la frontière
Avant que le rail, les postes militaires et la cartographie administrative ne figent les confins entre le Maroc et l’Algérie française, les sources coloniales employaient une expression aujourd’hui presque oubliée: «Sahara orano-marocain». Loin d’être une curiosité lexicale, ce syntagme désignait Kenadsa, Béchar, les vallées du Guir, de la Zousfana et de la Saoura comme les éléments d’un espace perçu dans sa continuité marocaine, avant d’être conquis, redéfini puis intégré à l’Algérie.
Sahara oriental: l’affaire des «incursions venues du Maroc» documentée durant la conquête française
Les documents militaires français du début du 20ᵉ siècle éclairent avec précision l’engagement de renforts marocains dépêchés par le sultan Moulay Abdelaziz ben Hassan contre la conquête française du Sahara oriental. Ils dessinent une zone saharienne étroitement reliée au Maroc et rapportent des affrontements soutenus par des troupes venues de l’Empire chérifien.
Parution. «Le temps de Fès: du mythe à la métropole» de Mohamed Métalsi, ou la ville qui résiste au musée
Ni relique impériale, ni carte postale patrimoniale, Fès s’offre dans le dernier opus de Mohamed Métalsi comme une ville en tension, traversée par douze siècles d’histoire, de pouvoir, de foi et de métamorphoses urbaines. À travers une approche innovante où l’humain a pleinement sa place, l’auteur relit la cité non comme un décor figé, mais comme un organisme vivant, travaillé par ses secrets, ses héritages coloniaux, ses réappropriations sociales et ses fractures contemporaines.
Le Maroc réduit à La Mamounia
La première chose qui m’ait sidéré dans ce documentaire, c’est l’absence de tout témoignage d’historien marocain.
Territoires tunisiens spoliés par l’Algérie: genèse des revendications contemporaines
Sous le sable du Grand Erg oriental se joue l’un des contentieux les plus méconnus du Maghreb: celui des 20.000 km² de territoire tunisien récupérés par l’Algérie en 1962, une superficie aussi grande que la Slovénie ou le Salvador. Derrière ce tracé imposé se cachent les gisements d’El Borma, d’Ouargla et de Berkine, piliers de la puissance pétrolière algérienne aujourd’hui. Une injustice historique que Bourguiba tenta en vain de réparer après l’indépendance.
Sultans réformateurs et gardiens de l’immobilité
La tension entre réforme et immobilité traverse l’histoire marocaine. À chaque époque, les élans de changement s’y brisent sur les forces d’inertie.
Le journal Le Monde et le Sahara marocain
Depuis plus de soixante ans, Le Monde aborde la question du Sahara marocain avec une constance remarquable: au nom du droit international et de la science politique, le quotidien occulte les archives militaires et diplomatiques qui confirment l’intégrité territoriale du Maroc. Trois figures – l’historien Roger Le Tourneau, le général Georges Catroux et le juriste Henri Marchat – ont bâti sa rhétorique coloniale, relayée également par son pendant, Le Monde diplomatique.
Relire «La tragédie algérienne» de Raymond Aron
Relire l’ouvrage de Raymond Aron soixante-dix ans après sa parution ne peut qu’amener à une réflexion profonde sur l’Algérie, sur son passé, l’histoire de la relation avec la France, comme sur l’Algérie actuelle. «La Tragédie algérienne» est un petit livre prémonitoire qui décrit, soixante-dix ans avant nous, les difficultés et les ambiguïtés de l’Algérie indépendante.
Le «Dahir berbère» ou la tentative de briser l’unité nationale marocaine
Quoiqu’il en soit de ses buts réels ou cachés, ce texte fut considéré par la population comme une volonté de dissolution de la Nation car, avec le Dahir berbère, deux systèmes juridiques différents allaient être appliqués aux Marocains, ceux d’origine «arabe» étant soumis au droit islamique, tandis que les Berbères seraient régis selon leurs coutumes traditionnelles.
Les écrits d’un visionnaire français, entre 1917 et 1933, pour ne pas obstruer la continuité historique entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne
À travers trois rapports rédigés entre 1917 et 1933, André Bonamy, administrateur colonial français mort durant la Seconde Guerre mondiale, défend avec conviction l’intégrité territoriale du Maroc, soulignant les liens historiques et géopolitiques profonds entre le Royaume chérifien et ses prolongements en Afrique de l’Ouest et centrale.