Tous les articles correspondant à #littérature

Billet littéraire KS. Ep 77. «Le soleil se lève deux fois», de Soundouss Chraïbi, ou la maison des silences
Entre souvenirs incertains, transmission contrariée et poids des non-dits, le premier roman de la marocaine Soundouss Chraïbi explore la mémoire familiale comme un territoire instable. Au-delà du huis clos, c’est toute une réflexion sur l’identité, le temps et l’héritage invisible qui se déploie.
L’écrivain et linguiste marocain Abdelghani Abou El Azm tire sa révérence
Le Maroc perd l’une de ses plus grandes plumes. Abdelghani Abou El Azm, écrivain, linguiste et lexicographe de renom, s’est éteint mercredi 18 mars à Rabat, à l’âge de 85 ans. Auteur d’une œuvre foisonnante, entre fiction littéraire et travaux lexicographiques de référence, il laisse derrière lui un héritage intellectuel et culturel d’une richesse inestimable.
Billet littéraire KS. Ep 76. «Les cailles en automne», de Naguib Mahfouz, ou la solitude d’un vaincu
Que devient un homme lorsque l’Histoire détruit le monde auquel il appartient? Dans «Les cailles en automne», roman publié en arabe en 1962 et aujourd’hui édité en français par Actes Sud, Naguib Mahfouz raconte la lente déchéance d’Issa al-Dabbagh, haut fonctionnaire cairote déclassé par la révolution de 1952 et livre une réflexion philosophique éblouissante sur la destinée humaine.
Une librairie marocaine dans le classement des plus belles librairies du monde
Le journal britannique «The Daily Mail» a établi son classement des plus belles libraires du monde. Parmi de célèbres enseignes à l’instar de «Shakespeare & Co» à Paris, figure également une librairie à Rabat qui continue de porter haut les couleurs de la littérature et de l’édition.
Kebir Mustapha Ammi, faire de la mémoire un continent
Dans «Chants pour l’Afrique et les continents qui n’ont pas peur», Kebir Mustapha Ammi fait de l’Afrique un territoire intérieur, vibrant de mémoire, de blessures et d’espérance. À la croisée de la poésie, du chant et du récit, sa parole tisse l’histoire collective à l’émotion intime. Le texte, charnel et engagé, affirme une poésie qui résiste, qui dit le vrai, et qui invite le lecteur à une traversée lente et lucide des paysages du souvenir.
Piraterie
Un livre publié à Casa, en arabe classique, a toutes les chances de se retrouver dans les jours qui suivent sa sortie sur les trottoirs de Beyrouth, du Caire ou de Damas. S’il est en français, les pirates attendent qu’il soit traduit en arabe pour s’en emparer et le vendre sans donner aucun centime ni à l’éditeur ni à l’auteur. C’est du vol permis, entré dans les mœurs.
«IMMA, une femme improbable»: mémoire, modernité et émancipation dans le nouveau roman d’Abdellah Ben Mlih
Dans ce texte signé Mohamed Métalsi, ancien directeur culturel de l’Institut du monde arabe (IMA) et fin connaisseur du patrimoine marocain, la parution du roman «IMMA, une femme improbable» d’Abdellah Ben Mlih est analysée comme une œuvre mêlant héritage culturel, réflexion sociologique et interrogation sur les mutations de la société marocaine. À travers la figure d’Imma, l’auteur interroge la capacité d’une société à se transformer sans se renier et nous invite à repenser la place de la mémoire, de la femme, de la tradition et de la modernité dans nos sociétés.
Une maison pleine
«Le soleil se lève deux fois» est le premier roman de Soundouss Chraïbi. Soundouss est de ma famille. C’est la fille de l’un de mes neveux. Je dois vous dire qu’à aucun moment je n’ai ni lu ni eu vent de ce roman. Je ne suis intervenu nulle part pour qu’il soit publié. C’est en toute transparence et en toute sincérité que je recommande aujourd’hui la lecture d’un premier roman courageux, écrit avec rigueur et exigence.
Pourquoi il faut lire les classiques
Je n’ai jamais entendu dire d’un film ce qu’on dit parfois d’un roman: il a changé ma vie. 
Ryōko Sekiguchi, autrice japonaise: «Le Maroc se réinvente constamment mais conserve la même âme»
Née au Japon et écrivant en japonais comme en français, Ryōko Sekiguchi développe une œuvre singulière à la croisée de la poésie, de l’essai et du récit. De passage au Maroc, l’autrice revient sur son rapport aux langues, à la gastronomie comme vecteur de mémoire et d’émotion et sur son regard sensible porté sur un pays qu’elle voit se transformer sans jamais perdre son âme.