Tous les articles correspondant à #littérature

Une maison pleine
«Le soleil se lève deux fois» est le premier roman de Soundouss Chraïbi. Soundouss est de ma famille. C’est la fille de l’un de mes neveux. Je dois vous dire qu’à aucun moment je n’ai ni lu ni eu vent de ce roman. Je ne suis intervenu nulle part pour qu’il soit publié. C’est en toute transparence et en toute sincérité que je recommande aujourd’hui la lecture d’un premier roman courageux, écrit avec rigueur et exigence.
Pourquoi il faut lire les classiques
Je n’ai jamais entendu dire d’un film ce qu’on dit parfois d’un roman: il a changé ma vie. 
Ryōko Sekiguchi, autrice japonaise: «Le Maroc se réinvente constamment mais conserve la même âme»
Née au Japon et écrivant en japonais comme en français, Ryōko Sekiguchi développe une œuvre singulière à la croisée de la poésie, de l’essai et du récit. De passage au Maroc, l’autrice revient sur son rapport aux langues, à la gastronomie comme vecteur de mémoire et d’émotion et sur son regard sensible porté sur un pays qu’elle voit se transformer sans jamais perdre son âme.
Parution. «Pigiste au Monde» de Tahar Ben Jelloun: chronique d’une initiation
C’est l’histoire autobiographique d’un jeune Maghrébin arrivé en France, entrant avec crainte et admiration dans les couloirs enfumés du quotidien «Le Monde». Entre souvenirs lumineux et blessures tenaces, Tahar Ben Jelloun livre une traversée de près de quarante ans, où la subjectivité assumée fait basculer l’institution dans le romanesque et la mémoire personnelle dans l’histoire collective.
«Pigiste au Monde»: sans nostalgie, ni regrets, Tahar Ben Jelloun raconte les coulisses de sa collaboration avec «Le Monde»
Dans ce nouvel ouvrage, paru aux éditions Gallimard, Tahar Ben Jelloun fait le récit de son expérience au journal «Le Monde», avec lequel il a collaboré en tant que pigiste de 1973 à 2011. Un récit qui nous entraîne dans les coulisses du journal, siège de belles amitiés et de redoutables rivalités, et apporte un précieux éclairage sur le traitement médiatique accordé tant au Maroc qu’à l’Algérie à travers le temps par le média.
Billet littéraire KS. Ep. 75. «Café noir», recueil de nouvelles collectif, ou le polar revisité
Neuf nouvelles, neuf pays, un même goût du noir. Dans «Café noir», le polar devient un outil d’exploration sociale et politique, révélant les fractures intimes, les violences ordinaires et les désillusions contemporaines. Une anthologie internationale qui détourne les codes du genre pour mieux interroger le monde.
Billet littéraire KS. Ep. 74. «Le corbeau qui m’aimait», d’Abdelaziz Baraka Sakin, ou la satire de l’exil
Et si l’exil cessait d’être raconté comme un dossier, une statistique ou une posture morale? Avec «Le corbeau qui m’aimait», le soudanais Abdelaziz Baraka Sakin choisit la voie la plus risquée: celle du rire inquiet, du burlesque tragique, de la fable qui dérange. Un roman qui déplace la Jungle de Calais du reportage vers le mythe moderne, et fait de la littérature un poste-frontière.
Billet littéraire KS. Ep. 73. «Quatre jours sans ma mère», de Ramsès Kefi, ou la quête des origines
Une mère disparaît sans bruit, laissant une casserole sur le feu et un mot d’amour en guise d’adieu provisoire. En quatre jours d’absence, ce premier roman de l’écrivain franco-tunisien Ramsès Kefi fait vaciller un fils adulte resté enfant, un père démuni et tout un édifice familial bâti sur le silence. Court et dense, ce texte drôle et bouleversant explore la dignité invisible des mères, la fragilité des hommes et la quête tardive d’une identité façonnée par l’exil et les non-dits.
Dakhla, au cœur de la poésie de Kébir Mustapha Ammi, s’invite aux Nuits de la Lecture 2026 en Italie
Organisée du 21 au 25 janvier 2026 par la Fédération des alliances françaises italiennes, la 10ème édition des Nuits de la Lecture se tiendra sous le thème «Villes et campagnes» et comptera parmi ses intervenants l’écrivain, romancier et essayiste marocain Kébir Mustapha Ammi.
Billet littéraire KS. Ep. 72. «Partout le même ciel», de Hajar Bali, ou les désillusions algériennes
Hajar Bali signe un roman d’apprentissage et de désillusion où l’intime se heurte de plein fouet à l’Histoire. À travers le destin de deux adolescents épris de liberté et la figure énigmatique d’un mentor en quête de rédemption, l’auteure capte l’élan, l’ivresse puis l’échec du Hirak, et dresse le portrait sensible d’une génération algérienne réveillée trop tard, condamnée à choisir entre l’exil et l’étouffement.