Tous les articles correspondant à #Histoire du Maroc

Parution. «Les généraux français et le Maroc: de la pacification à l’administration (1903-1955)» de Farid Bahri
Farid Bahri relit le Protectorat français à partir de ses hommes en uniforme. Lyautey, Pétain, Noguès, Juin, Guillaume et leurs lieutenants y sont convoqués comme des chefs de guerre, mais également comme des architectes de territoire, des producteurs d’ordre, des administrateurs de souveraineté diminuée. Derrière l’euphémisme colonial de la «pacification», l’essai met au jour une continuité plus dure: la conquête militaire fabrique l’administration, puis l’administration prolonge la conquête par d’autres moyens.
Archives françaises: «Sahara orano-marocain», le trait d’union qui précéda la frontière
Avant que le rail, les postes militaires et la cartographie administrative ne figent les confins entre le Maroc et l’Algérie française, les sources coloniales employaient une expression aujourd’hui presque oubliée: «Sahara orano-marocain». Loin d’être une curiosité lexicale, ce syntagme désignait Kenadsa, Béchar, les vallées du Guir, de la Zousfana et de la Saoura comme les éléments d’un espace perçu dans sa continuité marocaine, avant d’être conquis, redéfini puis intégré à l’Algérie.
Quand les sultans Saadiens sauvèrent l’indépendance du Maroc
Au mois de mars 1558, Hassan Pacha, le beylerbey d’Alger, attaqua le Maroc. Les combats qui eurent lieu au nord de Fès, sur les rives de l’Oued El‑Leben se traduisirent par une victoire marocaine décisive suivie de la déroute des troupes ottomanes qui subirent des pertes importantes. Cette dernière grande tentative de conquérir le Maroc eut pour résultat la matérialisation de la frontière Maroc-turque.
Sahara oriental: l’affaire des «incursions venues du Maroc» documentée durant la conquête française
Les documents militaires français du début du 20ᵉ siècle éclairent avec précision l’engagement de renforts marocains dépêchés par le sultan Moulay Abdelaziz ben Hassan contre la conquête française du Sahara oriental. Ils dessinent une zone saharienne étroitement reliée au Maroc et rapportent des affrontements soutenus par des troupes venues de l’Empire chérifien.
Parution. «Le temps de Fès: du mythe à la métropole» de Mohamed Métalsi, ou la ville qui résiste au musée
Ni relique impériale, ni carte postale patrimoniale, Fès s’offre dans le dernier opus de Mohamed Métalsi comme une ville en tension, traversée par douze siècles d’histoire, de pouvoir, de foi et de métamorphoses urbaines. À travers une approche innovante où l’humain a pleinement sa place, l’auteur relit la cité non comme un décor figé, mais comme un organisme vivant, travaillé par ses secrets, ses héritages coloniaux, ses réappropriations sociales et ses fractures contemporaines.
Friedrich Rohlfs, géographe au 19e siècle: «les habitants du Sahara (oriental) reconnaissent le sultan du Maroc comme leur suzerain»
Friedrich Gerhard Rohlfs traverse entre 1861 et 1865 le Tafilalet, le Touat et le Tidikelt, avant que la colonisation française ne fige de nouvelles frontières au Sahara. Dans son récit publié en 1868, il ne défend aucune thèse marocaine, mais consigne des faits: caïds, lettres de protection, tribut au sultan, prière du vendredi en son nom, routes caravanières et marchés liés à la capitale de l’époque, Fès. Son témoignage offre ainsi une archive précieuse sur les continuités politiques, religieuses et commerciales qui rattachaient le Sahara oriental à l’Empire chérifien.
Rabat: le Chellah séduit de plus en plus les touristes
Site archéologique et historique majeur de Rabat, le Chellah attire un nombre croissant de visiteurs, dont de nombreux touristes étrangers. Entre vestiges romains, nécropole mérinide, jardins luxuriants et cigognes nichées au sommet des ruines, ce monument emblématique confirme sa place parmi les étapes incontournables du circuit touristique de la capitale.
Fouad Laroui: la sanctuarisation de notre système éducatif est-elle une voie pour relever notre défi?|Podcast Business & Leaders (EP44)
Avec Fouad Laroui, ce n’est pas une conversation, c’est un voyage où l’histoire est toujours présente. Fouad est pluriel, hybride et cela nourrit son narratif pour nous aider à comprendre pourquoi il est essentiel de puiser dans notre histoire afin de consolider notre fierté et notre récit national.
Les mosaïques de Volubilis vont-elles disparaître?
En dépit de la sauvegarde de Volubilis et de sa mise en valeur par les missions archéologiques marocaines, la situation des mosaïques est désolante. Ces mosaïques sont en effet laissées sans protection, sans la moindre plaque de verre pour les abriter des intempéries. Si rien n’est fait, et très rapidement, il est à craindre que leur souvenir n’existera bientôt plus que dans les archives photographiques.
Parution: «100 Marocains qui ont fait l’Histoire» de Mouna Hachim, aux sources d’une mémoire plurielle
Avec «100 Marocains qui ont fait l’Histoire», Mouna Hachim signe bien plus qu’un recueil de portraits. Elle compose une fresque vivante du Maroc, de l’Antiquité aux Temps modernes, en donnant voix aux souverains, savants, femmes de pouvoir, médecins, mystiques, Juifs marocains, résistants, explorateurs et figures longtemps reléguées aux marges. Né d’une série audiovisuelle diffusée sur Le360, ce livre publié par la nouvelle maison d’édition Le360 invite à relire l’histoire nationale comme une aventure plurielle, traversée par l’Afrique, la Méditerranée, l’Orient et l’Occident.