Tous les articles correspondant à #colonisation

L’Empire colonial africain fut-il «un mauvais investissement» pour la Grande-Bretagne?
L’Empire colonial ne fut pas une source majeure de profits pour la Grande-Bretagne car les investissements coloniaux n’étaient pas attractifs pour les marchés financiers britanniques. Les rendements des capitaux placés dans l’Empire n’étaient en effet pas supérieurs à ceux des investissements domestiques ou étrangers.
Algérie: relire Daniel Lefeuvre
L’universitaire Daniel Lefeuvre a démontré dans un livre fondateur que l’Algérie fut un fardeau pour la France. En 1959, toutes dépenses confondues, celle qu’il baptisa «Chère Algérie», engloutissait ainsi à elle seule 20% du budget de l’État français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Éducation nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce! Le livre de Daniel Lefeuvre est une contribution essentielle au débat portant sur les relations entre la France et l’Algérie. Il démontre qu’au lieu de l’accuser, les dirigeants algériens devraient tout au contraire remercier la France.
Le Maroc réduit à La Mamounia
La première chose qui m’ait sidéré dans ce documentaire, c’est l’absence de tout témoignage d’historien marocain.
Du nucléaire français au site de production chimique algérien de 1986: l’angle mort de Tebboune
La France a bien mené des essais nucléaires en Algérie — dont bon nombre après l’indépendance de 1962 dans le cadre des accords d’Évian— et exploité un site d’expérimentation chimique, Houari Boumediene lui-même ayant accepté de prolonger jusqu’en 1978 des clauses secrètes conclues avec Paris. Mais, un autre pan de l’histoire demeure largement occulté: dans ses mémoires, le général algérien Rachid Benyelles révèle que les activités du site chimique B2-Namous ont repris après le départ des Français sous la houlette de l’État algérien, jouant à l’apprenti sorcier, jusqu’en 1986 sous Chadli Bendjedid.
Cameroun. Obala, la ville-mémoire ancrée dans son présent
Plusieurs villes du Cameroun conservent des vestiges de la colonisation allemande entamée dès 1884 et en font même leur identité urbaine. Obala en est la parfaite illustration. Nommée ainsi référence à la savane peuplée de biches, la ville permet au visiteur de conjuguer passé et présent dans une localité, carrefour de plusieurs tribus.
Parution. «La Résidence» de Laurent Crassat, ou la fabrique intime de l’empire français
Ni roman pur, ni simple essai historique, «La Résidence» explore les conquêtes du Maroc et de l’Algérie à travers les coulisses humaines de l’Histoire. Laurent Crassat y oppose deux modèles coloniaux — l’annexion brutale en Algérie, le protectorat encadré au Maroc — en faisant dialoguer salons feutrés, lettres secrètes, regards d’artistes et décisions d’État. Une fresque où l’alcôve précède le canon, et où la «résidence» devient le symbole d’un pouvoir qui s’installe.
L’Algérie se marginalise
Face à ces échecs, et si elle ne veut pas sortir de l’histoire, l’Algérie doit prendre une grave décision car elle n’a en réalité le choix qu’entre deux options.
Criminaliser la colonisation?
Demander des réparations pour les essais nucléaires, c’est oublier que ces essais ont été effectués avec l’accord du gouvernement algérien, puisqu’une clause des Accords d’Evian permettait à l’ancienne puissance coloniale de poursuivre ces essais nucléaires avec l’assentiment des négociateurs algériens jusqu’en 1967.
L’Algérie n’est pas encore intellectuellement décolonisée
Les historiens algériens, dont Mohamed El Amine Belghit, s’inscrivent bien dans la ligne des idéologues français qui les ont formés. En leur donnant quitus, le président Tebboune montre que l’Algérie a encore un long chemin à faire avant de se décoloniser mentalement.
Le football, triste révélateur de l’état moral de l’Algérie
De Rabat au Cap, de Dakar à Addis-Abeba et de Paris à Madrid, des dizaines de millions de téléspectateurs ont, en effet, éberlués, pu assister au spectacle honteux donné par les joueurs, par l’encadrement et par les journalistes algériens. Quant aux supporters des tribunes leur comportement suant la haine a donné une bien triste image de leur pays.