Pour l’Algérie, le gazoduc transsaharien est une priorité car elle n’est pas en mesure, avec ses propres productions, de fournir l’UE qui s’est volontairement privée du gaz russe. Or, si le projet de gazoduc transsaharien aboutissait, l’Algérie pourrait exporter 30 milliards de m3 supplémentaires. Elle deviendrait alors le principal fournisseur de l’UE, ce qui changerait totalement ses moyens de pression sur cette dernière, notamment sur la question toujours prioritaire pour elle de la contestation de la marocanité du Sahara occidental.