Tous les articles correspondant à #Armée algérienne

L’Aïnouche du jour. Opération Niger: les ambitions algériennes roulent à plat
Dar Lkabranate. EP-230. Chengriha veut faire de Madama un mausolée à la gloire de «Mama França»
Devant son état-major, Saïd Chengriha a dû justifier le choix de Madama, au Niger, une ancienne base française destinée à accueillir ses troupes. «Les Français viennent à peine de partir. Il reste leur odeur, leurs vêtements… On s’y sent comme chez soi, et surtout reposé!», aurait-il lancé. Un acolyte aurait même récupéré quelques sous-vêtements en souvenir de «Mama França». Hafid Derraji aurait alors rappelé que l’Algérie est peut-être le seul pays au monde à avoir consacré une dédicace à un autre pays dans son hymne national. De quoi inspirer Chengriha, qui rêve déjà de transformer Madama en mausolée ouvert aux visiteurs, où l’on viendrait se recueillir devant les reliques de Mama França. Quand on manque de patrimoine historique, autant conserver celui des autres!
Niger: l’armée algérienne emménage dans la caserne de Barkhane
Soixante ans à maudire la France, cinq jours pour s’installer dans ses meubles. L’armée algérienne, qui n’était pas sortie de ses frontières depuis 1973, poserait ses valises au Niger dans une ancienne base de l’opération Barkhane. Sa mission: garder des installations pétrolières pour le compte d’une junte. L’anti-impérialisme algérien a trouvé un toit et, c’est celui de l’ancien colon.
Troupes à l’étranger, mobilisation générale, état de guerre: la tentation de l’exception à Alger
Le Parlement algérien a été convoqué en urgence, par SMS, pour autoriser l’envoi d’unités de l’armée hors des frontières. L’opposition en exil y voit la première marche d’un scénario plus inquiétant: celui d’un pouvoir qui disposerait, avec la guerre, du seul moyen constitutionnel de suspendre la Constitution et de prolonger le mandat présidentiel. Les textes existent. Le climat aussi.
Armée algérienne: sept ans de purges sous le tandem Tebboune-Chengriha, un commandement en lambeaux
Le 8 octobre, la gendarmerie algérienne a changé de patron pour la cinquième fois depuis 2019. Un épisode de plus dans une série de limogeages, d’arrestations et de fuites qui n’épargne aucun des grands corps sécuritaires du pays. Depuis que le duo Abdelmadjid Tebboune-Saïd Chengriha est aux commandes, plus de vingt changements ont eu lieu à la tête des services de renseignement, de la gendarmerie et de la police, et des dizaines de généraux ont fini à la prison militaire de Blida. Retour, nom par nom et date par date, sur une instabilité devenue un mode de gouvernement.
Purges et instabilité en Algérie: nouveau changement à la tête de la gendarmerie
Jeudi 8 octobre, la gendarmerie algérienne, dont quatre anciens commandants en chef sont actuellement emprisonnés, alors qu’un cinquième est condamné par contumace après sa fuite vers l’étranger, a encore changé de patron. Le chef d’état-major de l’armée, le général Said Chengriha, a installé, hier, le général Ali Sidane en tant que cinquième chef de la gendarmerie sous la présidence de Tebboune. Une ère marquée par l’instabilité.
Le rôle de l’Algérie dans le terrorisme malien: une enquête de Jeremy H. Keenan
Consultant sur le Sahara et le Sahel pour de nombreuses organisations internationales, dont les Nations unies et la Commission européenne, Keenan a consacré plusieurs livres à la fabrication du terrorisme sahélien par les services algériens. Il ne décrit pas seulement une infiltration de groupes armés. Il accuse un système. Selon lui, la crise malienne est l’aboutissement d’une stratégie algérienne visant à contrôler le Sahara.
Parution. Dans un livre choc, l’historien Pierre Vermeren démonte les ressorts de la relation «pathologique» France-Algérie
Pierre Vermeren signe un essai incisif de rupture sur la relation franco-algérienne, qu’il décrit comme «pathologique», «toxique» et durablement «hors diplomatie». Une lecture rugueuse, mais puissante, de ce tête-à-tête empoisonné entre Paris et Alger. En cause, selon lui: la rente mémorielle du régime algérien, l’aveuglement des élites françaises et l’échec de toute tentative de normalisation fondée sur la repentance.
Algérie. Le crash d’un avion militaire fait 2 morts et 4 blessés: l’hécatombe se poursuit
Un appareil de l’armée algérienne s’est écrasé le jeudi 5 mars 2026 quelques instants après son décollage de l’aéroport militaire de Boufarik, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger. Deux officiers ont péri alors que quatre membres de l’équipage ont été blessés dont un grièvement. Ce crash vient allonger une longue liste d’accidents impliquant avions, drones et hélicoptères de l’armée algérienne. Une hécatombe qui s’explique par plusieurs facteurs.
Les camps de Tindouf et l’«après Madrid»
L’«après-Madrid» a déclenché dans les camps de Tindouf un processus intérieur. Un travail lent, presque souterrain, d’appropriation d’un avenir différent. Rien de visible à première vue: les citernes d’eau continuent de soulever la poussière, les rations restent comptées, les files d’attente ne disparaissent pas. Pourtant, le temps lui-même semble hésiter. Il flotte. Une majorité silencieuse commence à envisager ce qui, pendant près d’un demi-siècle, paraissait impensable: la fin d’un provisoire éternel.