Alors que la Confédération africaine de football (CAF) traverse une zone de turbulences marquée par des critiques sur sa gouvernance, Sourey Doumbouya, président de la Fédération guinéenne de football (FGF), est monté au créneau pour appeler à une refonte profonde de l’instance continentale. Pour le dirigeant guinéen, l’introduction de réformes structurelles est désormais un impératif pour garantir un développement pérenne et consolidé du football africain.
En prélude à ces réflexions de fond, le patron du football guinéen a précisé le programme de la sélection nationale pour la prochaine fenêtre FIFA de mars. Faute de complexes sportifs homologués par les instances internationales sur le sol guinéen, le Syli National disputera deux rencontres amicales au Maroc face au Bénin et au Togo. «Nous évoluerons dans le Royaume, car nous ne disposons pas de stades répondant aux normes de la FIFA», a admis Sourey Doumbouya, illustrant ainsi les défis infrastructurels auxquels font face de nombreuses nations du continent.
Revenant sur la récente Coupe d’Afrique des nations organisée par le Royaume, le responsable fédéral a exprimé une admiration sans réserve. Selon lui, le Maroc a hissé les standards organisationnels à un niveau inédit, qualifiant la prestation marocaine de référence absolue dans tous les domaines, «ce qui suscite la convoitise de nombreux pays».
Toutefois, ce tableau d’excellence est assombri par la gestion de l’instance dirigeante. Évoquant les polémiques liées à l’arbitrage et les sanctions controversées ayant émaillé la finale de la CAN 2025, Doumbouya a fustigé une attitude qui «porte atteinte à l’image du continent». Pour restaurer la crédibilité du football africain, il préconise une transformation radicale des modes de décision au sein de la CAF.
Enfin, Sourey Doumbouya a tenu à rendre un vibrant hommage à la diplomatie sportive marocaine, qu’il considère comme le moteur du football continental. Il a déploré les critiques infondées visant le Royaume, alors même que ce dernier se porte systématiquement garant de la tenue des compétitions lorsque les candidatures font défaut. «Le Maroc est là pour offrir une image d’excellence à l’Afrique. Il est injuste de le récompenser par des accusations de monopole alors qu’il pallie les carences organisationnelles globales. C’est pour mettre fin à ces paradoxes que les réformes sont, plus que jamais, nécessaires», a-t-il conclu avec fermeté.







