Voici les dernières hauteurs de neige relevées par la Direction générale de la météorologie

D'importantes chutes de neige ont été relevées dans province d'Azilal.

Un épisode neigeux a concerné, de vendredi à samedi, plusieurs provinces. Les hauteurs observées diffèrent selon l’altitude, avec des pics enregistrés sur les sommets, selon les chiffres communiqués par la Direction générale de la météorologie (DGM).

Le 17/01/2026 à 16h00

Selon les dernières données communiquées par la DGM, plusieurs sommets et plateaux ont enregistré, de vendredi à samedi, des accumulations de neige allant de quelques centimètres à plus de 40 cm par endroits.

Dans la province d’Azilal, les chutes ont été particulièrement abondantes. Le Jbel Morik s’est distingué avec 30 cm au plateau et jusqu’à 40 cm au sommet, tandis que le Jbel Azourki et le Jbel Aayouy ont enregistré 35 cm au sommet. D’autres zones, comme Tingarf, Ait Abdi ou encore Asm Souk, ont vu leurs plateaux recouverts d’environ 20 à 30 cm.

La province d’Ifrane, habituée aux rigueurs de l’hiver, n’a pas été épargnée. À Jbel-Hayane, la neige a atteint 26 cm aussi bien au plateau qu’au sommet, alors qu’à Oued Ifrane et Ain Leuh, les hauteurs ont varié entre 10 et 15 cm. La station de Michlifen a, quant à elle, relevé 3 cm au plateau et 7 cm au sommet.

Les provinces de Boulemane, Guercif et Taza ont également connu des chutes notables. À Bouyablane (Taza), la neige a atteint 30 cm au sommet, tandis que le Jbel Bounaceur (Guercif) a enregistré 15 cm en altitude. Dans le Haut Atlas oriental, notamment à Imilchil et Amezri Imi N’Oulaoune, les sommets ont été blanchis par 18 à 30 cm de neige. À Telouet (province de Ouarzazate), une fine couche de 3 cm au plateau et 8 cm au sommet a été observée.

Pourquoi c’est important

Précédemment contacté par Le360, Mohamed Jalil, expert en ressources en eau et en changement climatique, a expliqué que l’enneigement joue d’abord un rôle essentiel dans la sécurité hydrique du pays, puisque la neige accumulée sur les sommets de l’Atlas agit comme une réserve naturelle d’eau douce.

En fondant progressivement au printemps, elle alimente les oueds, les barrages et les nappes phréatiques, assurant ainsi une disponibilité en eau plus durable que les pluies brusques. Ce mécanisme est crucial pour l’irrigation agricole, l’alimentation en eau potable et l’équilibre des écosystèmes.

La neige a également un impact économique non négligeable puisqu’elle soutient le tourisme de montagne et les activités hivernales dans des régions comme le Moyen Atlas, générant des revenus pour les populations locales.

Par La Rédaction
Le 17/01/2026 à 16h00