Vidéo. Indice Mercer de la qualité de vie: Casablanca à la traîne côté loisirs

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Casablanca ambitionne de se classer dans le top 100 des villes du monde où il fait bon vivre, d'ici 2022. En attendant, le classement annuel de Mercer la place 4e devant Istanbul, le Caire et Belgrade sur un total de 8 villes. Explications des responsables de l'étude, face à la caméra de Le360.

Le 29/11/2016 à 13h49

A la demande de la société de développement local Casa Event et animation, l’entreprise Mercer basée à Genève a mené une enquête sur la qualité de vie à Casablanca. La capitale économique a été comparée à sept autres villes: Belgrade, le Caire, Lisbonne, Lyon, Instanbul, Mexico et New York (qui constitue la ville-repère et le score de référence de 100 dans les classements annuels Mercer de la qualité de vie).

Les résultats de cette étude restreinte classe Casablanca 4e ex-aequo avec Mexico. La ville blanche devance ainsi Istanbul de 2 points, Belgrade de 5 points et le Caire de 15 points. 

L’étude s'est appuyée sur trente-neuf critères et dix catégories précises à savoir: l’environnement politique et social, l’environnement économique et socioculturel, les considérations médicales et sanitaires, l'école et l'éducation, les services publics et les transports, la présence d'expatriés, infrastructures urbaines, loisirs, biens de consommation, le logement et l'environnement naturel.

C’est dans ce dernier domaine que Casablanca est la mieux placée. Elle y arrive troisième avec une pondération de 5,90%. En revanche, elle est classée huitième dans le domaine des loisirs, sa plus mauvaise performance. 

Cette étude dont les résultats ont été rendus publics lundi 28 novembre au soir, à la wilaya de Casablanca, doit permettre aux institutions décisionnelles de la ville de Casablanca d’identifier les principaux leviers capables d’influencer le niveau de la qualité de vie et de les améliorer.

On peut regretter que cette étude fasse essentiellement valoir le point de vue des expatriés à Casablanca et non celui des Casablancais. Mais n'oublions pas qu'à l’origine, l’indice Mercer a été développé dans le but d’aider les multinationales à déterminer la rémunération des expatriés à l’étranger et à calculer les primes de pénibilité. C’est ce qu'a rappelé Slagin Parakatil, le manager principal chez Mercer.

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Les responsables de Casa Event et animation, quant à eux, se disent satisfaits de cette étude qui aura coûté près de 190.000 DH. Ils comptent installer une commission pour le suivi des résultats sur le terrain.

Par Qods Chabaa et Saad Aouidy
Le 29/11/2016 à 13h49