Le scandale de trafic de notes et d’accès aux masters est de nouveau propulsé sur la scène académique et médiatique avec l’éclatement d’une nouvelle affaire à l’Université Hassan 1er de Settat. Cette nouvelle affaire implique un conseiller communal inscrit au cycle doctoral et un professeur coordonnateur d’un master en droit public à la faculté des sciences juridiques et politiques de Settat.
Le premier, qui est également représentant des étudiants, a été écroué mardi par le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Settat. Le second, quant à lui, est poursuivi en état de liberté provisoire, contre le versement d’une caution, avec une notification d’interdiction de quitter le territoire.
D’après les sources du quotidien Assabah qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 15 octobre, «les deux mis en cause sont impliqués dans la manipulation de notes et de concours d’accès aux masters». Ils ont été déférés mardi par la brigade nationale de la police judiciaire devant le procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Settat qui, après examen de l’affaire, a décidé de les mettre à la disposition du juge d’instruction près le même tribunal pour enquête.
C’est ainsi que «la première audience s’est achevée par la décision du juge d’instruction d’écrouer l’étudiant et de poursuivre le professeur en état de liberté provisoire avec interdiction de quitter le territoire national».
Cette affaire était le circuit de l’enquête menée par la BNPJ depuis longtemps, sous la supervision du parquet compétent. Mais, précisent les mêmes sources, ce dernier demandait à chaque fois l’approfondissement de l’enquête pour tirer au clair cet écheveau. Ainsi, l’expertise effectuée sur les téléphones et les traces des communications entre les deux mis en cause montraient qu’il y avait anguille sous roche dans cette affaire. Devant le parquet compétent, ils ont nié, tous les deux, les faits qui leur sont reprochés.
L’affaire, rappelle le quotidien, a éclaté suite à une plainte déposée par deux étudiants qui avaient accusé le professeur coordonnateur du master en question, de clientélisme et de violation des principes d’intégrité et d’égalité des chances. Dans leur plainte, ils reprochaient au professeur de valider les dossiers de certains étudiants par l’intermédiation d’un étudiant, inscrit aujourd’hui au cycle doctoral et écroué dans le cadre de cette affaire, et qui était alors le représentant du conseil des étudiants.




