Tanger-Tétouan-Al Hoceïma: le Syndicat national de la santé publique s’inquiète des graves sous-effectifs

Dans un couloir de l'hôpital Mohammed VI de Tanger.. DR

Revue de presseDans un courrier adressée à la direction du Groupement sanitaire territorial (GST), les membres du bureau régional du Syndicat national de la santé publique (SNSP) à Tanger-Tétouan-Al Hoceima exhortent les autorités à résoudre des tensions qui fragilisent la gestion des ressources humaines: pénurie de médecins, afflux de diplômés au chômage… Le SNSP appelle au déploiement d’un plan de recrutement d’envergure, et s’oppose fermement à toute forme de gestion déléguée au secteur privé. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 12/02/2026 à 18h17

Dans une lettre adressée au directeur général du Groupement sanitaire territorial (GST) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, des membres du bureau du SNSP avertissent de déséquilibres persistants affectant la gestion du capital humain dans cette région du nord. La représentation syndicale régionale demande l’organisation imminente de nouveaux concours de recrutement, prioritairement destinés aux corps médicaux en sous-effectif critique.

Le SNSP insiste aussi sur le fait que, dans cette région, de nombreux infirmiers, techniciens de santé et des diplômés des instituts supérieurs des professions infirmières et techniques de santé sont actuellement au chômage, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 13 février. La décision d’intégrer ces jeunes diplômés dans des établissements publics de soins est présentée dans ce courrier comme une réponse doublement vertueuse: elle permettrait de mettre fin à leur précarité et comblerait le déficit en soignants.

Le SNSP, qui refuse catégoriquement une sous-traitance des services sanitaires à des sociétés d’intérim privées ou leur gestion déléguée, insiste sur l’urgence d’intégrer ces diplômés à des établissements hospitaliers publics relevant du ministère de la Santé. Ce dispositif permettrait non seulement, selon les signataires de ce courrier, de combler les postes vacants, mais aussi de «fluidifier les mouvements de mutation et d’élever la qualité des prestations offertes aux usagers».

Les représentants syndicaux du SNSP pressent également le GST d’officialiser «sans délais l’appel à candidatures pour les mutations afférentes aux postes ouverts au titre de l’exercice 2026», et préconisent pour cela «un processus gradué, conduit en parallèle des campagnes de recrutement et préalablement à toute nouvelle affectation», afin de «préserver l’équité de traitement et de garantir une stabilité professionnelle et sociale aux agents».

Le SNSP demande aussi une convocation des membres de la «commission régionale des mutations et des nominations», en charge de «cartographier les postes concernés, d’établir les critères d’attribution et d’harmoniser les procédures», indique Al Ahdath Al Maghribia, qui explique que ce courrier révèle surtout «la détresse de nombreux cadres de santé, toujours dans l’attente de leur remplaçant ou dont les décisions antérieures de mutation n’ont pas été activées», ce qui entraîne «des dysfonctionnements chroniques [dans les établissements hospitaliers publics] de plusieurs localités de cette région du nord du Royaume». En conséquence, ce bureau syndical régional exige «l’application immédiate et sans condition préalable des arrêtés de mutation antérieurs, dès lors que ceux-ci satisfont à l’ensemble des exigences administratives».

Par Hassan Benadad
Le 12/02/2026 à 18h17