Après une forte hausse des prix au début du Ramadan, le marché de gros de Tanger, le plus important du nord du pays, connaît enfin une accalmie. Une tournée dans ses allées montre un changement de tendance: l’offre devient plus abondante que la demande, ce qui commence à faire baisser les prix de nombreux produits de grande consommation.
La baisse est particulièrement visible pour plusieurs produits de base. La tomate, la pomme de terre, l’oignon, le poivron vert, le navet et les petits pois ont vu leurs prix reculer de 2 à 4 dirhams par rapport aux niveaux élevés enregistrés au début du mois.
La tomate se négocie désormais entre 4 et 6 dirhams le kilogramme, tandis que la pomme de terre classique oscille entre 5 et 7 dirhams. Pour les amateurs de frites, la variété spécifique est passée sous la barre des 7 dirhams, après avoir culminé à plus de 9 dirhams. L’oignon suit cette courbe descendante, se stabilisant entre 7,50 et 10 dirhams selon le calibre. Quant à la courgette, elle est revenue à 10 dirhams, loin des 14 dirhams enregistrés précédemment.
Ce retour à la normale s’explique par l’arrivée massive de marchandises. Des dizaines de camions, en provenance de diverses régions du Royaume et notamment d’Agadir, inondent quotidiennement le marché de gros. «En ce moment, la marchandise est disponible en abondance, il y a plus d’offre que de demande, ce qui fait naturellement baisser les cours», explique Othmane Cheqqour, un grossiste sur place.
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Pour les professionnels, la météo reste le maître du jeu. «Les mauvaises conditions météorologiques du début de Ramadan avaient freiné l’offre. Aujourd’hui, avec l’amélioration du temps et les dernières pluies, la marchandise est disponible en abondance et à des prix raisonnables», confirme Moustapha, un commerçant.
Cette saturation de l’offre a même fait chuter de manière spectaculaire le prix du céleri, ingrédient indispensable de la Harira, après avoir atteint un pic vertigineux de 23 dirhams il y a encore quelques jours.
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Malgré cette détente globale, certains produits affichent une résistance. Les haricots verts et les petits pois restent chers, oscillant entre 23 et 27 dirhams le kilo. Du côté des fruits, si l’orange se vend à 7 dirhams, les prix s’envolent pour l’avocat, les pommes importées et surtout la mangue, qui atteint les 40 dirhams.
Malgré tout, les professionnels du marché restent optimistes pour la suite du mois de Ramadan. «L’essentiel est que tous les produits demandés par les citoyens soient disponibles au marché de gros. Les prix dépendent surtout de l’offre et de la demande, et personne ne peut les contrôler totalement. Mais avec les dernières pluies, la tendance devrait continuer à la baisse», explique Ali El Rik, commerçant rencontré sur place.
Les commerçants s’attendent ainsi à une amélioration progressive des prix dans les semaines à venir, grâce à des arrivages plus réguliers et à une offre plus abondante sur le marché.








