Les infrastructures météorologiques du Maroc ont connu un renforcement notable ces dernières années. Le Royaume dispose désormais d’un réseau de 433 stations automatiques d’observation de surface, réparties sur 44 centres régionaux, complété par 8 radars météorologiques, 5 stations de radiosondage, 8 systèmes de détection de la foudre et 6 radars de surveillance maritime.
C’est ce qu’a indiqué Houcine Youaabed, chef du service de communication à la Direction générale de la météorologie (DGM), dans une déclaration relayée par la MAP. Selon lui, cet arsenal technologique constitue une avancée significative, renforçant les capacités nationales de surveillance, d’analyse et de prévision des phénomènes atmosphériques à l’échelle du territoire.
La DGM s’emploie également à consolider son écosystème partenarial. Des initiatives sont engagées pour développer des collaborations stratégiques avec des institutions publiques et des acteurs privés, en vue de structurer un réseau climatologique national capable de produire des données continues, fiables et exploitables. L’objectif est de renforcer l’aide à la décision et d’accompagner la planification dans les différents secteurs économiques et sociaux.
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Le Maroc bénéficie également des capacités avancées des satellites météorologiques de troisième génération, qui permettent une observation quasi continue de l’atmosphère au-dessus de l’Afrique et de l’Europe. Ce dispositif renforce la détection précoce des phénomènes extrêmes et améliore sensiblement les services de navigation aérienne, grâce au développement des équipements d’observation dans les aéroports nationaux.
L’ensemble du système repose sur une infrastructure numérique moderne, articulée autour d’un centre de données conforme aux standards internationaux, garantissant un haut niveau de disponibilité, de sécurité et de fiabilité dans le traitement et l’échange des données météorologiques.
L’utilité concrète de ce dispositif s’est illustrée lors des épisodes météorologiques exceptionnels qu’a connus le Maroc cet hiver, marqués par d’importantes précipitations. La précision des observations, la qualité des prévisions et la réactivité des bulletins d’alerte ont permis d’accompagner efficacement les autorités publiques dans la prise des mesures nécessaires, contribuant ainsi à la protection des vies et des biens.
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Mohamed Raoui, ingénieur à la Direction des systèmes d’observation de la DGM, a pour sa part rappelé que le réseau national constitue «l’épine dorsale» du système d’observation au Maroc. Il a mis en avant l’apport des technologies de télédétection - radars avancés et systèmes de détection de la foudre - dans le suivi des phénomènes dangereux et la diffusion d’alertes précoces au profit des autorités et des secteurs vitaux.
Il a conclu en soulignant que l’intégration des données issues des stations au sol avec celles des satellites et des modèles numériques modernes confère au réseau national d’observation une crédibilité reconnue aux niveaux national et international.








