Par une circulaire émanant de la Direction de l’approvisionnement en médicaments et produits sanitaires, le ministère de la Santé a ordonné le retrait de l’ensemble des lots actuellement en circulation du sérum antitétanique injectable. Cette décision fait suite à une notification de l’Institut Pasteur, adressée au département dans le cadre des dispositifs de vigilance médicale dédiés au contrôle qualité des produits pharmaceutiques utilisés au sein des établissements de soins.
«Une correspondance urgente a été transmise aux directeurs régionaux de la santé, leur enjoignant de suspendre immédiatement et jusqu’à nouvel ordre l’utilisation de ces lots dans l’intégralité des hôpitaux et centres hospitaliers», rapporte Al Akhbar de ce week-end (. Parallèlement, les services sanitaires régionaux et locaux ont été chargés de procéder sans délai à l’inventaire des quantités résiduelles de ce sérum et de les restituer au service de gestion des stocks relevant de la tutelle.
Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une opération de retrait préventif et organisé, dont l’unique objectif est de préserver la sécurité des malades en anticipant tout risque potentiel lié à l’administration de ces lots spécifiques.
Afin de pallier cette absence temporaire et d’assurer la continuité des soins, le ministère œuvre activement à l’acheminement d’une cargaison alternative de sérum antitétanique destinée à remplacer les quantités retirées. La disponibilité de ce médicament est en effet cruciale, car il constitue un traitement de référence dans la prise en charge des urgences traumatiques. Il est systématiquement prescrit en cas de plaies profondes ou souillées, lesquelles exposent les blessés à un risque majeur de contamination.
Le tétanos, infection grave provoquée par la bactérie Clostridium tetani, pénètre dans l’organisme par effraction cutanée, via des plaies ouvertes ou des blessures. Son pronostic vital justifie que l’administration de sérum antitétanique demeure une mesure sanitaire indispensable au sein des services d’urgence, tout particulièrement lors d’accidents impliquant des outils tranchants ou des matériaux susceptibles de véhiculer l’agent pathogène, tels que les objets rouillés.
«Le ministère de la Santé tient à souligner que cette mesure de retrait s’inscrit dans la logique rigoureuse de la gestion de la vigilance médicale et du contrôle continu de la qualité des produits en circulation dans le système de santé», écrit Al Akhbar. Il s’agit d’une démarche préventive type, visant à assurer un suivi scrupuleux de la sécurité des produits de santé et à permettre une intervention rapide dès lors que des données techniques ou des observations sanitaires justifient le retrait de certains lots de la distribution.








