À l’approche de l’Aïd el-Fitr, les vêtements traditionnels marocains s’imposent comme des incontournables dans les habitudes de consommation des ménages. À Salé, jellabas, burnous, babouches et tarbouches fassis dominent les étals, répondant aux codes vestimentaires associés à cette fête religieuse.
Alors que le mois de Ramadan touche à sa fin, Le360 s’est rendu, ce mardi, dans l’une des artères commerçantes de la médina pour évaluer la dynamique du marché de l’habillement traditionnel. Les commerçants font état d’une demande soutenue, portée par un attachement persistant des consommateurs aux usages vestimentaires liés à l’Aïd.
«Les Marocains restent très attachés à leurs traditions. Ils continuent d’acheter jellabas, selhams, belghas ou encore tarbouches, aussi bien pour eux-mêmes que pour leurs enfants», souligne Abdellatif Taouss, «amine» de la corporation des commerçants de vêtements traditionnels.
Selon ce professionnel, le mois de Ramadan est rythmé par plusieurs temps forts commerciaux, notamment la mi-Ramadan, les dix derniers jours et Laylat Al-Qadr, périodes durant lesquelles l’activité connaît une intensification progressive. «À l’approche de l’Aïd el-Fitr, la demande augmente, même si les prix peuvent enregistrer une légère hausse. Nous veillons toutefois à maintenir un équilibre afin de ne pas pénaliser notre clientèle», précise-t-il.
Dans les boutiques, les clients s’activent à finaliser leurs achats. Mohamed, venu acquérir «une jellaba dans les tons verts», relativise l’impact des prix. «Tant qu’il y a de la pluie, il y aura de l’abondance», confie ce père de famille, optimiste quant à la conjoncture agricole et déterminé à célébrer l’Aïd dans le respect des traditions.
Entre continuité culturelle et dynamique commerciale saisonnière, le marché des vêtements traditionnels confirme, une fois de plus, sa place centrale dans les préparatifs de l’Aïd el-Fitr au Maroc.







