Ressources hydriques: Nizar Baraka confirme la situation de pénurie en eau

Chantier de construction du barrage Ratba, dans la province de Taounate. (Y.Jaoual/Le360)

Revue de presseLe bassin d’Oum Errabia a sans doute été le plus affecté par le stress hydrique. Plusieurs projets ont été menés pour faire face à la pénurie d’eau potable et d’irrigation, dont le dessalement, l’autoroute de l’eau et la construction de nouveaux barrages. Une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 02/03/2025 à 19h43

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a révélé, le vendredi 28 février dernier à Béni Mellal, que la zone d’intervention de l’Agence du bassin hydraulique d’Oum Errabia avait connu, au cours de l’année hydrologique écoulée 2023-2024, un déficit pluviométrique estimé à environ 44,6% comparativement à la moyenne annuelle, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 3 mars.

Le ministre, qui présidait le conseil d’administration de l’Agence, affirme que cette situation «a eu un impact négatif sur les apports en eau des barrages du bassin, avec un déficit estimé à 76%, ce qui a ramené le taux de remplissage des barrages de ce bassin à seulement 5% au 17 février 2025, le niveau le plus bas ayant été enregistré au barrage Al Massira avec un taux de remplissage de 2,3% à la même date», précise le quotidien.

Selon Nizar Baraka, un certain nombre de mesures ont été prises pour garantir l’approvisionnement en eau potable dans les meilleures conditions possibles, avec l’attribution de quotas d’eau à certaines zones d’irrigation.

L’année écoulée, a-t-il précisé, a vu, dans ce bassin, la poursuite de la réalisation du barrage Tagzirt dans la province de Béni Mellal, d’une capacité de stockage de 85 millions de mètres cubes, qui permettra de fournir de l’eau d’irrigation et de produire de l’électricité.

Le ministre a également indiqué que la construction du barrage de l’Oued Lakhdar, dans la province d’Azilal, d’une capacité de stockage de 150 millions de mètres cubes, se poursuit, ce qui permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et de fournir de l’eau d’irrigation, tout comme il a évoqué le lancement de la construction du petit barrage Azrou N’Aït Lahcen, dans la province de Khénifra.

Par ailleurs, explique le quotidien, l’exploitation des stations de dessalement d’eau de mer à Safi et Jorf Lasfar contribue à approvisionner ces deux villes et les centres voisins en eau potable, ainsi qu’en eau industrielle pour les complexes de l’OCP.

Il a souligné qu’en parallèle, afin de réduire la pression sur le bassin d’Oum Errabia, notamment sur le barrage Al Massira, l’exploitation de la tranche d’urgence du projet d’interconnexion entre les bassins du Sebou et de Bouregreg a été maintenue, avec le transfert de plus de 610 millions de mètres cubes depuis le démarrage de cette interconnexion en 2023, ce qui a permis de répondre aux besoins en eau potable de la zone côtière entre Rabat et le nord de Casablanca.

Nizar Baraka a également affirmé que l’exploitation du canal de liaison entre les réseaux hydrauliques nord et sud de Casablanca a débuté pour renforcer l’approvisionnement en eau potable à partir du barrage Sidi Mohammed Ben Abdallah, ainsi que la réalisation d’un projet de connexion entre les canaux de Doukkala et Safi sur 11,4 km, dans le but de réduire les pertes d’eau lors du transfert depuis le barrage Doukkala vers le barrage Sidi Saïd Maachou.

Une canalisation de 54 km a également été réalisée et mise en service pour approvisionner les villes de Casablanca, Settat et Berrechid en eau potable à partir de la station de dessalement de l’OCP à Jorf Lasfar, intégrée au système hydraulique de Doukkala.

De plus, explique le quotidien, des camions-citernes ont été acquis, des forages d’exploration et d’exploitation ont été réalisés, des campagnes de détection et de réparation des fuites d’eau ont été renforcées, et les commissions régionales et provinciales de l’eau ont été activées.

D’un autre côté, pour anticiper les difficultés potentielles liées à la situation de stress hydrique dans le bassin d’Oum Errabia, le ministre a indiqué qu’un certain nombre de projets avaient été programmés, notamment l’étude de la réalisation de la deuxième tranche du projet d’interconnexion entre les bassins du Sebou, de Bouregreg et d’Oum Errabia, le lancement des travaux de la première tranche de la station de dessalement d’eau de mer de Casablanca, et la poursuite des efforts pour explorer les ressources en eau souterraine afin de mobiliser des volumes supplémentaires.

Nizar Baraka a aussi annoncé qu’il avait été programmé la construction de 9 petits barrages et l’entretien de 10 autres, de même que la réalisation de projets de réutilisation des eaux usées traitées pour l’arrosage des espaces verts et l’usage industriel par l’OCP, et l’extension des stations de dessalement de Safi et Jorf Lasfar par l’OCP, pour soutenir l’approvisionnement en eau potable et industrielle à Jorf Lasfar, El Jadida, Safi, Khouribga, Benguérir, Youssoufia et Marrakech.

Par Amyne Asmlal
Le 02/03/2025 à 19h43

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Imaginez l'Espagne plus que 900 usines de dessalements en l'an 2000 aujourd'hui beaucoup plus et pourtant rien que le sud de l'Epagne qui a des problèmes d'eau, aller voir sur GOOGLE et posez la question sur le nombre d'usines de dessalements en ESPAGNE. Au Maroc 3 pauvres usines de dessalements pour un pays de 38 millions d'habitants, tout le nord d'ESPAGNE n'a pas besoin d'usine de dessalements, cela veut dire que uniquement 6 ou 7 millions des habitants du sud qui ont besoin d'usines de dessalements. C'est une honte le Maroc pays agricoles normalement au moins 6OO USINES QU4IL FAUT AU MAROC, des petites usines en cas de panne une grosse usine c'est la catastrophe, par contre une petite usine s'elle tombe en panne il y a des centaines d'autres.

Et comment on pourra se payer ces 600 usines ? Tu penses que ça coûte quelques dirhams pour construire une station de désalement ? Même l'Algérie avec ces dizaines de milliards de pétrodollars n'a qu'une trentaine de stations. Le Maroc avec le budget qu'on a, 15 grandes stations c'est déja pas mal.

il n'a pas su anticipé Monsieur le Ministre Barakat il a la mémoire courte, Lui quant il était dans l'opposition il hurlait pourquoi le Gouvernement il n'anticipe pas la sécheresse depuis des années au moins remplir les 100 Barrages n'est ce pas Monsieur Barakat ? et le voilà il tient un langage Fataliste .Mon dieu S'il revenait à la vie le surdoué Feu Hassan II il AURAIT fait un bon nettoyage de Ces Ministres qui ne savent pas anticiper 'Remplir les 100 Barrages par l'eau des MERS au moins pour irriguer au moins I

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