Les autorités de Marrakech ont récemment renforcé leurs dispositifs pour contrôler les infractions liées à l’urbanisme dans l’ensemble de la région, face à l’augmentation des constructions anarchiques. Sous la supervision du wali, ces mesures visent à moderniser les méthodes de surveillance et à dépasser les limites des inspections de terrain traditionnelles. Elles s’appuient notamment sur l’usage de drones par la «police de l’urbanisme», permettant une avancée significative dans la détection et la régulation des violations en matière de construction, indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 18 mars.
L’utilisation de cette technologie permet de surveiller des chantiers et des bâtiments situés à l’intérieur de complexes fermés, sur les toits ou dans des zones difficiles d’accès. Les drones fournissent des images aériennes haute résolution, archivées pour permettre le suivi de l’évolution des travaux et la détection préventive de modifications non autorisées ou de dépassements. Cette méthode améliore également la précision dans la localisation géographique des infractions, facilitant l’intervention rapide et efficace des autorités locales.
Le recours à ces technologies s’inscrit dans le cadre d’un partenariat établi le 12 décembre 2012, destiné à accompagner le développement urbain de Marrakech et à garantir le respect des normes légales et réglementaires, écrit Al Ahdath Al Maghribia. Le dispositif repose sur une approche collaborative réunissant les différentes parties prenantes du secteur de l’urbanisme, incluant les communes de Marrakech et du Mechouar Kasbah, le service de l’urbanisme de la préfecture, l’inspection régionale de l’urbanisme et l’agence urbaine, ainsi que des représentants des collectivités concernées. Les missions sont organisées afin d’assurer l’efficacité des interventions, avec des commissions de terrain composées d’agents de l’autorité et de techniciens spécialisés. Ces commissions effectuent des visites régulières des chantiers, rédigent des rapports quotidiens transmis à la cellule d’urbanisme de la préfecture pour traitement et action légale.
Le dispositif intègre également une surveillance continue des chantiers et projets urbains, sous l’autorité directe de la préfecture et en coordination avec les différents acteurs, afin de réduire les infractions et de renforcer l’efficacité de la régulation. Récemment, la «police de l’urbanisme» a été activée pour intervenir immédiatement sur les violations, dans le cadre d’un partenariat stratégique signé le 17 décembre 2025, visant à améliorer le contrôle des chantiers et à préserver l’esthétique urbaine de la ville. Les interventions sont coordonnées entre la préfecture, le conseil de la préfecture, les communes de Marrakech et du Mechouar Kasbah, l’inspection régionale et l’agence urbaine, afin d’unifier les efforts dans la gestion urbaine.
Cette surveillance repose sur des visites régulières et la documentation des infractions, qui sont traitées immédiatement selon les procédures légales, y compris la démolition des constructions non conformes pour prévenir l’aggravation des violations. Selon un responsable, cette approche stricte a eu un effet dissuasif, entraînant une réduction notable des infractions et renforçant la sensibilisation des promoteurs et citoyens au respect des normes. Un bureau spécifique a également été instauré pour recevoir les plaintes et les réclamations des citoyens, qui sont traitées rapidement et transmises aux commissions déployées sur le terrain pour des vérifications et des interventions.







