La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Rabat, spécialisée dans les affaires terroristes, a condamné, mercredi 7 janvier, les 13 membres de deux cellules terroristes, qui n’en formaient en réalité qu’une seule, à 151 années de prison ferme. Dans son édition du vendredi 9 janvier, le quotidien Assabah rappelle que ce groupe terroriste a introduit des armes au Maroc à partir de la région du Sahel. Ces armes ont été entreposées dans une cachette à Boudnib, près d’Errachidia. De même, ils ont enterré une matière explosive à Sidi El Arbi, dans la localité d’Aïn El Aouda, près de Rabat. Il s’agissait en fait d’une bonbonne de gaz reliée à des fils électriques qui allaient lui servir de détonateur.
Ainsi, la Cour d’appel de Rabat a condamné le chef de cette cellule à 23 ans de prison ferme. Ses deux bras droits se partagent 36 ans de prison ferme, soit 18 ans chacun. Huit autres terroristes ont écopé de 80 ans de prison, soit 10 ans chacun. Les autres se sont partagé 8 ans de prison ferme.
L’arrestation de ce groupe de terroristes a eu lieu à la mi-février de l’année dernière à Boudnib, Tamesna, ainsi que dans d’autres villes du Royaume. Le chef de cette cellule a été interpellé dans un appartement à Tamesna avec certains de ses acolytes.
Lors de cette opération anticipative, menée par le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), les enquêtes menées à Salé avec les prévenus ont permis de localiser tout l’arsenal que les membres de cette cellule avaient caché à Boudnib et à Aïn El Aouda. Dans cette dernière localité, une équipe spécialisée en déminage a été mise à contribution afin de neutraliser le détonateur de la bonbonne de gaz enfouie sur place.
Pour ce qui est de l’important lot d’armes découvert à Boudnib, il s’agit de deux fusils mitrailleurs de marque Kalachnikov avec leurs chargeurs et munitions, de deux fusils et d’une dizaine de pistolets de marques différentes, ainsi que d’une quantité importante de munitions de différents calibres.
Ce qui aggrave davantage la dangerosité d’une telle cellule, c’est que ses membres ont reconnu avoir été incités par Abderrahmane Essahraoui, chef d’Al-Qaïda au Sahel et dans le grand Sahara, à commettre des actes terroristes à travers le Maroc. Les membres de la cellule dite des «Lions du califat au Maghreb» ont reconnu qu’ils allaient d’abord rejoindre Daech en Syrie et en Irak, avant qu’Abderrahmane Essahraoui ne leur ordonne d’aller faire le jihad au Maroc. Assabah conclut qu’avant le prononcé du verdict de mercredi dernier, les 13 terroristes, appelés à faire leurs dernières déclarations devant la Cour d’appel, ont exprimé leur profond regret d’avoir tenté de commettre des actes criminels contre leur pays.






